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 Promenons-nous dans les bois ♫ ~ [PV Jewell]

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Uzumaku Kanjô
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MessageSujet: Promenons-nous dans les bois ♫ ~ [PV Jewell]   Mar 21 Aoû - 10:44

Rappel de la situation :
Citation :
- [...] prépare-toi à visiter une vraie forêt. Je te préviens ce ne sont pas des frelons ou des sangliers qu'on croisera, quoique à présent j'ai bien envie de manger du loup.
Nous nous dirigeâmes donc en direction de la Forêt d'Ecorsdur et franchîmes les premiers arbres, moi bien décidé à accomplir le but de ma visite, et Jewell toute impatiente de rassasier sa curiosité.
Déjà, des dizaines chouettes hululaient sinistrement dans les arbres, l'ambiance était différente du stridulement des cigales. Par réflexe, je serrai un peu plus fort Jewell contre moi, comme pour la protéger d'un mal invisible.

- Surtout ne t'éloigne pas, à moins de très bien connaître ses bois, tu pourrais t'y perdre en une fraction de secondes, et aucune carte ne pourra te sauver..
Et nous continuâmes à nous enfoncer dans ces bois.

[H-RP : Tu postes ou je poste ? Sachant que moi ça risque de pas être aujourd'hui :-/]
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Jewell Hope
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois ♫ ~ [PV Jewell]   Jeu 30 Aoû - 2:21

La forêt d’Ecorsdur. Immensément étendue, dense et pleine de mystères. Malgré la proximité des lieux, Jewell n’avait pas du tout envisagé que ce serait là, dans cette vaste et imposante forêt qu’elle devrait désormais avancer. Heureusement pour elle, elle n’était pas seule pour parcourir ses bois, en effet, un jeune homme l’accompagnait. Il semblait connaître cette forêt mieux que quiconque et elle devinait que c’était sans doute là qu’il avait grandi, comme il l’avait laissé entendre plus tôt, lors de leur rencontre sur un chemin broussailleux. A la base, elle était censée l’attendre dans le village mais au final, elle préférait l’accompagner et l’aurais suivi en douce s’il avait refusé, chose qu’il n’avait pas fait. En vérité, elle se sentait plutôt bien auprès de lui, et quand il avait accepté en riant et en l’informant que ce ne serait certainement pas des petites bêtes qui se mettrait cette fois sur leur chemin. En tant que petite villageoise, elle avait eut un petit rire qui visait à cacher son inquiétude mais elle n’avait jamais été douée pour camoufler ce qu’elle ressentait. Malgré tout, il y avait assez d’assurance dans la voix et les manières du garçon pour qu’elle puisse ne pas trop craindre de s’aventurer dans les bois, et puis, elle-même était une jeune fille pleine de ressources, elle pourrait peut-être lui montrer d’ailleurs. Il fut décider qu’il passerait par le village à leur retour, ils préféraient ne pas perdre de temps inutilement et elle devinait qu’il était quelque peu pressé de retourner « chez lui ». Même si elle ne savait encore rien de ce que représentait cet endroit pour le jeune homme. Quand ils passèrent enfin les premiers arbres, le soleil n’était plus qu’une petite bande pourpre à l’horizon et le ciel était déjà parsemé des étoiles les plus brillantes.

La nuit arriva plus vite qu’elle ne l’aurait cru, donnant à la forêt une atmosphère qu’elle trouvait légèrement pesante et angoissante. Les bois étaient sombres et les cris de divers animaux nocturnes résonnaient partout. La jeune fille se sentait d’ailleurs légèrement oppressée mais marchait au même pas que le jeune homme, toujours accrochée à son bras comme si le perdre signifiait qu’elle serait perdue à jamais dans les bois, mais il était absolument hors de question qu’elle se perdre là-dedans à tout jamais sans avoir pu poser les yeux sur la capitale. Non, il ne fallait pas qu’elle ait de pensées négative, après tout, ce n’était jamais bon, et penser ainsi, c’était bien ce genre de chose qui attirait le malheur. Elle se demandait pourtant ce qui avait poussé le jeune garçon à accepter sa compagnie dans sa demeure mais elle n’en demanda rien, les réponses viendraient sans doute d’elle-même ou en tout cas, elle se trouvait déjà bien assez curieuse et chanceuse de se trouver là. Entre-temps, elle posait les yeux à droite, à gauche, découvrant les yeux avec un regard curieux et émerveillé, certes il faisait sombre, mais il y avait tout de même quelque point lumineux, lucioles et autres bestioles phosphorescentes. Ces simples choses n’étaient pas grands choses mais suffisaient largement à émerveiller la jeune fille. Une lumière bleuâtre attira son attention mais alors qu’elle s’apprêtait à lâcher le jeune homme pour s’en approcher, celui-ci la serra un peu plus contre lui en prenant la parole. Elle quitta la lumière des yeux pour les poser sur le visage neutre de Kanjô qui l’intimait de ne pas trop s’éloigner de lui, où elle se perdrait à coup sûr. Elle lui sourit, contente de son attention et prit la parole d’une voix sûre, posant ses yeux bleus sur son regard gris-vert rendu plus sombre par l’obscurité des bois.

« C’est vrai, je risque sans doute de me perdre .. Mais je sais qu’un chevalier viendra me sauver si jamais c’est le cas. Un chevalier qui, disons, connait cette forêt comme sa poche. » Lui dit-elle, convaincue d’avoir raison.
Pendant cette discussion, ils n’avaient pas cessé d’avancer plus profondément dans la forêt. Vivre ici n’avait sans doute pas été de tout repos. Depuis le temps qu’elle était ici, elle se semblait observée, voir même visée en permanence et elle se doutait bien que s’ils n’avaient pas encore été visés et/ou attaqués, c’était sans doute grâce à lui. Malgré tout, au plus ils avançaient, au plus la jeune femme devenaient impatiente, elle se demandait si elle n’en devenait pas insupportable d’ailleurs à accélérer le pas avant de se reprendre, de serrer le bras du garçon et de lui jeter des regards pleins d’interrogation sans en poser. Elle sentait bien qu’il se moquerait un peu d’elle mais elle ne pouvait s’en empêcher. Après tout, elle était une enfant vive et excessive dans tout ce qu’elle ressentait. Elle prit une inspiration et se concentra pour ne pas paraître trop surexcitée. Il fallait bien qu’elle reste calme et sois maîtresse de ses émotions, même si ce serait plus facile à dire, enfin, à penser, qu’à faire. Jewell adapta son rythme de marche au jeune homme et glissa sa main dans la sienne. A force de serrer le bras du garçon, elle avait les muscles raidit et les tendre un peu ne lui ferait pas de mal, et puis, c’était plus agréable de lui tenir la main. Ils étaient tout deux plus libre de leurs mouvements. La jeune demoiselle finit tout de même par lui poser une question d’une voix qu’elle voulait aussi neutre que possible.

« Dis Kanjou, dans combien de temps arriverons-nous ? »
| HS : Désolée pour les fautes, mais il est tard et j'ai la flemme de relire TwT *honte* |
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Uzumaku Kanjô
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois ♫ ~ [PV Jewell]   Sam 1 Sep - 9:34

Je sentis avec soulagement Jewell resserrer son étreinte autour de mon bras. Elle avait été attirée par les marécages les plus dangereux de la forêt, et il me faudra continuellement la surveiller si je voulais revenir au village avec elle..

- C’est vrai, je risque sans doute de me perdre .. Mais je sais qu’un chevalier viendra me sauver si jamais c’est le cas. Un chevalier qui, disons, connait cette forêt comme sa poche, fit-elle d'un air assuré.

Je rougis malgré moi, un chevalier ? Le compliment me paraissait que trop flatteur, mon allure était plutôt celle d'un rôdeur, même pas un mercenaire.. Mais Jewell était trop sûre d'elle..


- Petite princesse, j'ai bien peur que ce fameux chevalier ne puisse rien faire si tu venais à être emportée dans ce marécage.. D'ordinaire j'évite ce chemin, mais il nous faut nous presser car la nuit tombe, et si nous trainons trop à découvert lorsqu'il fera complétement noir, ce ne sera pas des loups non plus qui nous attendrons, mais un vieil ennemi on ne peut plus coriace. Cette soirée n'était pas prévue pour un règlement de compte avec mes ennemis de la forêt.

Car bien sûr quand on vit dans un lieu sauvage on n'a pas que des amis. Ce n'est pas parce qu'on habite quelque part que tous nos voisins sont amicaux avec nous, et encore moins parmi les bêtes sauvages. Et il y avait notamment une bête dans ces bois qui voulait ma mort plus que tout.
Nous passâmes sous l'arche de lierre, symbole fait main d'un certain jour avec une certaine Kaya. Peut-être qu'un jour je devrai brûler cette arche.. Constatant que Jewell commençait à fatiguer un peu - c'est vrai que les conditions de marche dans cette forêt était rude, l'oxygène étant rare, car les plantes de la Forêt d'Ecorsdur ne fonctionnaient pas comme les autres et absorbaient l'oxygène plutôt que d'en rejeter, la boue et les ronces rendant l'avancée ralentie, et la peur qui tenait Jewell ne devait pas manquer de l'affamer et l'épuiser. Avec un petit sourire amusé je lançai une pique :


- Avec l'habitude des voyages tu auras plus de tripes, j'en connais plus d'un qui se sont enfuis en ayant parcouru bien moins de chemin que toi dans ces bois. Retiens cependant que bien qu'elle soit très connue, cette forêt est loin d'être l'endroit le plus dangereux au monde ! Un conseil : plutôt que de regarder d'un oeil curieux, effrayé et impressionné la forêt, regarde-la d'un oeil respectueux, analyste et compréhensif. Tu apprendras bien plus de secrets ainsi sur ces lieux en une nuit qu'en une semaine de recherches avec un regard intimidé. Et t-...

Je m'interrompis net. Un bruissement sur ma gauche me mit en garde. Et alors que je portai une main à la garde de Screw ce fut par derrière moi qu'une immense patte m'envoya dans les airs pour faire plusieurs roulades sur le sol quelques mètres plus loin. Un grondement lugubre m'avertit qu'il s'agissait bien de lui, de ce fameux ennemi tant redouté. Eaxnox, l'ours maître de ces lieux. Une légende dans cette forêt. Ainsi, il m'avait déjà repéré, et voulait de nouveau me combattre. Il n'avait pas remarqué Jewell, ses yeux furibonds étant fixés sur moi, et il ne devait surtout pas la voir, sinon le même scénario qu'autrefois se reproduirait..
Je jetai tout mon poids sur ma droite pour éviter la masse qui s'élançait sur moi. Aussitôt sur pieds, je fis tourner Screw d'un mouvement souple du poignet et enchainai une série de feintes et de roulades sur le côté pour trouver une brèche dans les attaques furieuses de l'ours. Les cicatrices que je lui avais laissées auparavant était encore présentes et ne partiraient sûrement jamais. Eaxnox avait gagné en rapidité depuis notre dernier affrontement et moi je n'avais que trop flemmarder.. Je compris que l'époque de nos ex-aequo était révolue et qu'il fallait un gagnant à présent lorsqu'une de ses griffes m'entailla le bras, laissant un ruissèlement de liquide rougeâtre se déverser délicatement sur les feuilles recouvrant le sol. Une idée me vint soudain. Je balançai Screw à la gueule de l'animal qui bien entendu la dévia de ses deux pattes. Profitant de cet intervalle de temps je contournai l'ours et enchainai esquives et pirouettes afin de le faire tourner dans un sens et dans l'autre sans qu'il se rende compte que nous nous approchions d'un champ de ronces. Dans une dernière esquive je me retrouvai face à lui qui était dos aux ronces. L'ours était intelligent, mais sa rage l'aveuglait, sa volonté n'en était que décuplé. Aussi l'usage d'Archautys était dangereux si je devais en abuser. Mais le choix n'était pas vaste. Je mis mes deux paumes devant moi et me concentrai intensément. L'ours qui avait commencé son ultime attaque stoppa court à son action, grogna sourdement, parvint à avancer de quelques centimètres sa patte qui n'était plus très loin de mes deux bras à présent. Mon corps tremblait sous l'effort, mais finalement celui-ci fut récompensé, car l'animal tomba brusquement en arrière pour s'étaler de tout son long dans les ronces qui l'empêchaient maintenant de se relever. Les ronces de ces bois, tout comme la plupart des plantes, avaient une volonté propre, et Eaxnox en payait le prix. Une fois qu'il fut parfaitement immobilisé j'entrepris de mettre fin à ces incessants combats par la mort de l'animal, mais j'avais trop utilisé Archautys et une douleur aiguë me déchira le tympan droit. J'étais paralysé par cette aiguille dans mon oreille et je ne pus que porter une main à celle-ci en retenant un cri de douleur. Je vis avec affliction l'ours parvenir à se redresser de moitié et me souvenant que Jewell était une Manieuse, je lui jetai un regard plein d'espoir :


- Si tu sais faire quelque chose d'utile avec tes Ärms, c'est le moment ! m'écriai-je.

Je priai secrètement pour qu'elle puisse intervenir avant que l'ours ne soit sur pied, j'avais désiré la mort de bien des personnes durant ma vie, mais je ne voulais pour rien au monde voir Jewell ne serait-ce que blessée, la raison de cette crainte m'échappant complètement.
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Jewell Hope
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois ♫ ~ [PV Jewell]   Lun 3 Sep - 20:19

Il balaya l’assurance de Jewell d’un revers, lui rappelant qu’une forêt abritait bon nombre de dangers, qu’ils soient d’ordre animal ou même végétal d’ailleurs. Il ne manqua pas de mentionner le fait que toute les créatures n’étaient pas gentille et que certaine n’hésiterait sans doute pas à attaquer si jamais elle en offrait la possibilité. Elle posa sur lui son regard, frissonnant en se demandant dans quelle histoire elle était encore tombée. La terre humide de la forêt ne l’aidait pas vraiment à garder un rythme constant mais elle s’efforçait de le suivre et de ne pas le retarder. Elle n’avait jamais eu l’intention d’être une gêne et pourtant, elle avait la curieuse impression d’enchainer les bourdes les unes après les autres. Décidément, elle qui rêvait d’aventure, elle était servie et doutait même que sa rencontre avec le jeune homme soit vraiment le fruit du hasard. Elle hocha pensivement la tête, des ennemis .. C’est sûr qu’à force de voyage et de rencontre, on finit toujours par trouver des personnes ou ici, des animaux qui garde en eux une haine exacerbé. Elle-même ne se souvenait pas un jour avoir eu des ennemis, sauf cette fameuse nuit ou la chaine, qui s’agitait au rythme de ses pas, de sa taille avait presque entièrement détruit le village. Elle n’aurait jamais du la prendre et pourtant, elle n’était pas capable de s’en séparer ..

« Peut-être, mais de toute façon, je reste persuadée que tu ne me laisserais pas tomber dedans. » Dit-elle boudeuse. « Et puis, si je n'étais pas avec toi, je ne pense pas que j'aurai osé m'aventurer jusqu'ici. » Avoua-t-elle.
Quelques instants plus tard, ils passèrent tout deux sous une arche manifestement faite main. Le lierre s’entremêlait de manière précise dans un ensemble si harmonieux qu’il ne pouvait qu’être le fruit d’un dur labeur et d’une application à toute épreuve. Elle leva les yeux en passant dessous et sourit, se ravisant en voyant que le spectacle n’évoquait sans doute pas la même chose pour lui. Ils continuèrent ensuite quelques mètres avant qu’il ne prenne la parole avec une voix qui se voulait sans doute un peu taquine. Était-il en train de se moquer d’elle ? Elle n’y pouvait rien si son endurance était mise à rude épreuve mais se sentait tout de même légèrement fière d’être allé, selon les dires du jeune homme, plus loin que certaines personnes. Son sourire s’effaça néanmoins petit à petit quand il eut l’air de lui reprocher son regard. Jamais encore quelqu’un ne lui avait fait pareille remarque, mais bon, il n’était pas tout le monde et ça, elle était prête à le concéder. Cessant de le regarder, elle continuait néanmoins à l’écouter, ne posant plus son regard que sur le chemin qu’ils empruntaient jusqu’à ce que le jeune homme s’arrête, son regard se portant sur la gauche. Elle voulut l’interroger mais à peine eut-elle ouvert la bouche qu’une puissance phénoménale arracha le jeune homme à son bras et l’envoya à quelques mètres plus loin. Ceci n’avait fait que stupéfier la jeune femme qui se trouvait maintenant comme paralysée. C’était donc ça, les fameux ennemis dont il parlait plus tôt ? Que pourrait-elle faire, elle, si lui-même n’arrivait pas à dominer cette bête ? Celle-ci ne semblait d’ailleurs s’intéresser qu’au jeune homme vers lequel il se dirigea. Les jambes de Jewell se dérobèrent un instant et elle tomba au sol.

La peur, ce poison sournois qui s’immisce dans votre tête et paralyse vos sens. Elle assistait à la scène comme si elle n’était pas vraiment là. L’ours et le jeune homme se livrait une lutte acharnée auquel elle se gardait bien de participer, sentant qu’elle n’avait pas à interférer, du moins pas pour l’instant. Elle reprit appui sur ses jambes et parvint à se lever même si ses gestes n’avaient plus l’assurance d’il y a à peine quelques minutes. Le jeune homme arrivait à contrer la bête mais celui-ci parvint quand même à l’atteindre, arrachant un cri à la jeune fille qu’elle camoufla de ses mains, plus qu’à n’importe quel autre moment, elle ne pouvait devenir une gêne où elle s’en voudrait. Finalement, le jeune homme parvint à immobiliser l’ours à l’aide des ronces et au moment de porter un coup qui aurait dû être fatal, mais une force, ou plutôt un mal invisible l’empêcha de continuer. L’ours quant à lui, malgré la volonté des ronces de le garder prisonnier parvenait petit à petit à s’extirper, elle ne pouvait plus maintenant rester là à attendre, l’interpellation de Kanjô et son regard lui témoignait de faire quelque chose. Elle déglutit et le rejoignit aussi vite que ses jambes le lui permettaient, elle n’avait plus de temps à perdre. Se postant face au jeune homme, elle glissa sa main sous la sienne au niveau de son oreille et ferma les yeux, son collier se mettant à briller, une faible lumière émanait de la jeune femme avant de se concentrer dans sa main, elle ignorait quel serait les effets sur lui mais cela permettrait sans doute de soulager sa douleur. Ses yeux clos, elle ne pouvait voir l’ours à présent presque entièrement debout, si seulement elle avait encore quelques secondes devant elle ..

Sa main se retira de l’oreille de Kanjô et, alors qu’elle s’apprêtait à lui demander des nouvelles de son état, elle fut projetée à son tour quelques mètres plus loin. Elle n’avait que trop tardé à se décider et une douleur fulgurante au niveau des côtes étaient sans doute la punition de son incapacité à réagir plus vite. Ses yeux se voilèrent légèrement et ses idées s’embrumaient. Instinctivement, sa main se porta à la chaine de Léa qui émettait un son clinquant qui semblait résonner à ses oreilles. Elle n’avait pas le choix, tant pis pour les conséquences que cela aurait sur elle. Le pouvoir de la chaine s’empara d’elle sans qu’elle puisse la contenir, les yeux de Jewell se révulsèrent et une légère lumière émanait de la jeune fille qui poussait un cri qui aurait pu sans nul doute réduire ses efforts précédents pour soigner le jeune homme à néant. La faible lumière qu’elle émanait ravivait quelque peu les ombres qui, lorsqu’un second cri strident retentit se rassemblèrent pour former une masse informe qui englobait l’ours entier qui ne pouvait pas se défaire de cette prison comme il s’était défait des ronces. Elle offrait ainsi à Kanjô l’occasion qu’il avait manqué plus tôt. C'était tout ce dont elle était capable pour le moment, ce n'était pas à elle de juger si ce qu'elle faisait de ses ärms était utile, ce serait sans doute lui qui lui donnerait cette réponse.
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Uzumaku Kanjô
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois ♫ ~ [PV Jewell]   Dim 20 Jan - 18:18

Jewell semblait effrayée au possible, et j'eus l'impression pendant un court instant que ses jambes refuseraient de lui obéir. J'entrevoyais déjà l'ours se relever péniblement et bientôt je serai à sa merci, et Jewell aussi. La situation était plutôt critique.
Cependant, elle se mit enfin en mouvement et se précipita vers moi. Je sentis sa main s'approcher de la mienne, au plus près de mon oreille. Un léger frisson me parcourut, le contact me paraissait plus tiède que tout à l'heure, lorsqu'elle s'était agrippée à moi, c'en était agréable. Puis je vis de la lumière émaner de ses paumes, et je compris alors une de ses facultés, tandis que je sentais comme un liquide doux et chaud pénétrer mon être. Je regagnai à une vitesse étonnante mes forces, et puis Jewell s'arrêta, l'effort visible sur son visage. Et alors qu'elle me demandait comment j'allais, j'esquissai un sourire pour lui répondre, mais celui-ci ne dura qu'un court instant...

Eaxnox était déjà sur ses pattes et je vis une gigantesque masse fuser vers Jewell furieusement. À l'évidence, l'ours n'aimait pas qu'on se mêle de ce combat et n'avait pas apprécié non plus les "soins" que lui avaient apportés les ronces. Mes yeux s'agrandirent lorsque je compris que Jewell ne l'avait pas vu et qu'elle décolla du sol. D'un mouvement rapide, je fis une roulade pour éviter le monstrueux animal qui tentait de m'écraser de tout son poids, puis je m'approchai souplement de la jeune demoiselle qui s'apprêtait à perdre conscience. Elle avait été touché aux côtes et saignait, quoique légèrement. Les griffes au moins avaient épargné sa chair.
Des pensées et des souvenirs se mêlaient à toute vitesse dans mon esprit et la peur fusa, la peur de perdre quelqu'un, cette peur, la plus horrible de toutes. Mais ce sentiment lugubre ne tarda pas à se retirer, car de longues lianes sombres s'étendaient vers Eaxnox jusqu'à l'immobiliser plus solidement encore que les ronces l'eussent fait. Ces espèces de lianes s'avérèrent être des ombres après un regard plus examiné. L'auteur de ce phénomène ne pouvait être que Jewell, dont les yeux s'étaient révulsés et qui semblait prise d'une douleur étrange, poussant d'aigus cris.

Inquiet pour la santé de mon alliée, je me ruai tout de même sur la bête tout en brandissant Screw férocement. Si je gâchais cette opportunité que Jewell me donnait au prix de tant de souffrances, je m'en voudrais à vie, à supposer que vie j'aurais encore... Car cela semblait être notre dernière chance. Je n'étais plus, à l'évidence, de taille face à ce colosse comme je l'étais autrefois, et Jewell ne pourrait sûrement plus me secourir de nouveau.
Les ombres paraissaient faiblir alors que je n'étais plus qu'à quelques mètre de lui, et je craignis d'avoir embarqué la jeune fille avec moi pour la fin de mes aventures. Mais mon inquiétude se dissipa quelque peu lorsque je sentis ma lame pénétrer la peau de l'ours, dont la tête vola dans les airs jusqu'à percuter un arbre à l'opposé de la petite clairière. Eaxnox, mon ennemi mortel de toujours, était mort pour sûr. J'en eus un léger pincement au cœur en réalisant que c'en était enfin fini, que j'avais enfin obtenu vengeance. Et pourtant... et pourtant je n'en étais pas très fier. Ni dégouté d'ailleurs, des animaux j'en avais tué plus que des personnes bien sûr, mais avoir tué le monstre n'en ramenait pas pour autant Kaya à la vie...

Oubliant mes pensées sinistres, je courus à toute allure vers Jewell qui semblait mal en point. J'étais responsable de la douleur qu'elle endurait, qu'on le veuille ou non, c'était moi qui avait voulu passer par ici pour aller plus vite, en sachant très bien les dangers auxquels je nous exposais.


- Jewell... Bon sang ! C'est ma faute, je suis désolé. Si je n'avais pas été aussi faible, si j'avais continué à m'exercer ces derniers mois, tu n'aurais pas eu besoin de faire tout ça. Il te faut du repos, oublions les raccourcis, je vais te porter jusque là où je dois me rendre en arpentant des sentiers sûrs.

J'avais dit ça avec une petite voix, dans laquelle la peur était palpable, et je me racla sèchement la gorge, car je ne voulais pas que cette faiblesse soit perçue.

- Fais aucun geste, sinon ta blessure pourrait s'ouvrir, et t'avise surtout pas de mourir ! Reste avec moi, la prévins-je doucement, puis en pliant le pouce et l'index droits : Tu comptes combien de doigts ouverts là ?

Ses yeux s'ouvrirent faiblement, ils avaient repris leur magnifique couleur, et elle murmura une réponse.
Délicatement, je la soulevai et la posai sur mon dos. Une vive douleur me transperça, due aux coups que j'avais reçus et sur lesquels s'appuyait à présent Jewell, mais je me fis force et entrepris de regagner rapidement le manoir, notre destination.
Je ne faisais plus attention aux yeux ténébreux qui nous fixaient le long du chemin, ni aux magnifiques clairières verdoyantes que j'avais l'habitude de contempler à chaque passage. Je ne faisais plus attention non plus à mes jambes qui me lançaient d'une douleur foudroyante, ni à mon oreille qui malgré les soins de la jeune Manieuse continuait de m'aiguillonner la tête, et encore moins au sang qui coulait le long de mon corps et qui teintait de rouge mes vêtements. Je sentais que mes muscles s'étouffaient car ils manquaient d'oxygène, mais une autre force, venue du plus profond de moi-même, surpassait tout ça et continuait de me faire avancer.

Alors que la nuit commençait à tomber totalement, j'arrivai devant l'immense grillage rouillé, que je regardais d'un air hébété comme lorsque je l'avais découvert la première fois : nous étions sauvés cette fois. Les animaux ne s'aventuraient pas ici, comme si une force les faisaient fuir, même le grand Eaxnox n'avait pas osé me suivre jusqu'au manoir. Une fois à l'intérieur, j'allongeai Jewell sur mon lit et je sortis des couvertures. Une brusque envie de m'allonger là, et de me reposer me prit, mais je la repoussai aussi sec : l'état de mon hôte était primordial. J'allai allumer un feu dans l'immense cheminée, et fis quelques compresses dont une finit sur le front de la jeune femme. J'ignorais si elle s'était endormie, évanouie ou pas, mais j'allai préparer un bain chaud pour nous deux, qui avions bien besoin de purifier toutes ces plaies. Ensuite, je m'attelai à la cuisine, où les énormes fourneaux des anciens propriétaires marchaient encore, et je cuisinai les quelques baies, feuilles et fruits comestibles que j'avais cueillis en venant pour en faire une salade, ainsi que la viande de sanglier et de lièvre qu'il me restait. J'avais plutôt l'habitude de manger cru, me nourrissant selon mes besoins, mais surtout pour survivre et non pour le goût. Aussi cela faisait longtemps que je n'avais pas cuisiné avec du vrai matériel, mais d'avoir du m'adapter à chaque situation pour réchauffer les aliments dans la nature m'avait sûrement apporté de l'expérience et de l'adresse, car le résultat de mon dur labeur me satisfit au plus haut point : j'avais fait de ces quelques restes et nourriture crasseuse un petit festin d'où s'échappait une douce odeur mêlée à la vapeur. J'avais pris soin d'emmener avec moi de larges portions de chair de l'ours, elles me seraient utiles notamment pour le retour. Je sortis deux verres de cristal d'une armoire et y versai de l'eau bien fraiche. Je n'avais jamais cuisiné pour quelqu'un d'autre que moi ou Kaya, d'ailleurs je n'étais pas du genre à m'inquiéter pour quelqu'un ou à nouer des liens avec, mais pourtant je faisais preuve de bien des intentions pour Jewell. Cela me surprenait, mais ma surprise fut balayée par le rythme pressant imposé par mes craintes de n'avoir pas vu un détail, ou une blessure qui pourrait condamner Jewell. Enfin je disposai le tout au chevet de celle-ci et attendis anxieusement mais patiemment néanmoins qu'elle ouvre les yeux, les miens rivés sur son doux visage, guettant le moindre mouvement. Je me fis la réflexion que l'état de cette fille me rendait presque paranoïaque.. Je serrai doucement sa main tout en fredonnant une vieille chanson que j'avais écrite et que l'on chantait avec Kaya.
Un sourire perça les traits sombres de mon visage.

"[...] et lorsque tes yeux-océans rencontrent ta lune de sourire, je retrouve mon âme d'enfant ayant enfin quelqu'un à chérir"~♫

[H-RP : Voilou, désolé de pas avoir vu que c'était à moi du coup -.- j'ai été mauvais]
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Jewell Hope
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois ♫ ~ [PV Jewell]   Jeu 24 Jan - 21:16

En ouvrant les yeux, elle aperçu le mince sourire qui étirait ses lèvres, certes, elle n’avait pas pu le soigner totalement, en grande partie parce qu’elle sentait l’urgence de la situation, les ronces cédant les unes après les autres l’empêchaient également de se concentrer correctement pour permettre à son pouvoir de rétablir complètement son état d’origine. Elle voulut lui sourire également, un sourire était bien plus communicatif que des mots dans certaines situations mais l’ours, entièrement dégagé ne l’entendait pas de cette oreille. Elle sentit son corps décoller du sol pour s’écraser plus loin. Plus que jamais, il fallait qu’elle fasse quelque chose. Elle n’avait pas eu le temps, la maîtrise nécessaire pour le soigner entièrement et elle ne voulait pas qu’il lui arrive quelque chose, non, il fallait qu’elle puisse l’aider, le sauver et ce quelque en soit le prix à payer. L’idée lui vint naturellement, sa main savait qu’elle devait emprunter, une nouvelle fois, le pouvoir que Léa lui avait confié. Elle avait déjà mal aux côtes à cause de l’ours et elle savait parfaitement que ce n’était rien comparé à ce qu’elle s’apprêtait à faire. Pas le temps de tergiversé, son pouvoir le plus sombre et le plus dangereux s’activa. Une puissance qu’elle ne pouvait contrôler pleinement, mais qui ferait quand même ce qu’elle voudrait pour un temps limiter. Son corps tremblait sous l’effort et la douleur. Et pourtant, contre toute attente, elle tint bon. Elle sentait les ombres, elle était les ombres et elles emprisonnaient la bête de toute sa force mentale. Le temps lui parut interminable, quelques perles de sueurs couvrant son front. Ses forces commençaient à s’amenuiser et elle ne tiendrait plus très longtemps, la douleur étant de plus en plus insupportable. Dans un cri perçant, ses forces l’abandonnèrent et les ombres commençaient à se dissiper, retrouvant la pénombre, leur habitat naturel en s’estompant de plus en plus. Faites qu’il soit sain et sauf .. Pensa-t-elle en luttant contre sa faiblesse.

Elle entendit le rugissement féroce de la bête et celui du jeune homme la pourfendant. Puis plus rien. Pendant ce qu’il lui sembla une éternité elle n’entendit plus rien. Peut-être était-ce un effet secondaire de son ghost ärm ? Finalement, elle entendit la masse de l’ours s’étaler sur le sol. Elle eut une pensée pour Kanjô mais elle ne se sentait absolument pas la force d’ouvrir les paupières alors se lever pour le rejoindre … Les ombres se dispersèrent, reprenant leur forme et leur taille comme si rien de tout cela ne s’était passé. La douleur elle, persistait néanmoins. Elle sentait les ombres s’emparée de son esprit, l’attirant malgré elle dans une chute sans fin dans les ténèbres. Les sons de la forêt encore présent à peine quelques secondes plus tôt s’estompaient, l’enfermant dans un silence oppressant. Avait-il réussit ? Était-il sain et sauf ? Elle voulait se relever, courir voir ce qu’il s’était passé mais aucune partie de son corps ne voulait lui obéir, même ses paupières semblaient tellement lourdes. La vérité, c’est que quelque part, elle s’en voulait d’avoir été un poids pour lui et elle ne se pardonnerait pas s’il lui était arrivé quelque chose de grave ou .. Elle ne voulait pas y penser. Il fallait qu’elle lutte pour ne pas sombrer, au moins avant d’être sûre qu’il soit en vie. Des pas précipités s’approchèrent d’elle, écrasant sans cérémonie les feuilles, ronces et autre vestige de la lutte. Le pas semblait pour autant léger, plutôt celui d’un trappeur .. Kanjô. Le soulagement s’empara d’elle assez rapidement. Sa voix l’atteignit mais semblait si lointaine. Elle sentait percé dans sa voix de l’inquiétude, avait-elle l’air si mal en point ? Après tout, le contrepoint physique de son ghost était terrible mais elle avait fait seule le choix de se mêler de son combat. Elle ne voulait pas qu’il se sente responsable de son état. Elle avait volontairement quitté son statut de spectatrice pour celui de combattante, elle était même plutôt contente d’avoir pu le soigner un minimum.

Sa bouche avait le gout du sang, c’était désagréable mais elle n’avait pas même l’occasion de lui exposer les faits. La forces lui manquait et elle sentait le néant continuant de vouloir la happée. Dans un effort surhumain, elle ouvrit néanmoins les paupières, posant son regard bleuté sur lui. Ses yeux étaient légèrement voilés, sans doute à cause de la douleur. Elle toussa et cracha quelques goutes de sang avant de pouvoir murmuré quelque chose. C’était tellement inaudible qu’il ne devait pas l’avoir compris mais elle n’aurait pas la force de tenter de prendre la parole une nouvelle fois. Il lui intima de ne pas bouger, de toute façon même si elle l’avait voulu, c’était impossible dans son état. Elle était heureuse de le voir, il était vivant et pour elle, c’était le plus grand des soulagements. Ses paupières retombèrent et le mince sourire qu’on avait pu deviner sur ses lèvres s’évanouit aux mêmes instants. Les bras du jeune homme la saisirent pour la porter sur son dos, elle ne sentait plus le sol froid mais au contraire, la chaleur du jeune homme. Elle ne savait pas la distance qu’il lui restait à parcourir et si elle l’avait su, et si elle en avait été capable, elle s’y serait opposée mais malheureusement son état ne lui permettait pas une telle chose. Elle savait qu’il était blessé et qu’un poids mort comme elle sur son dos devait être un fardeau, ses lèvres s’entrouvrirent une nouvelle fois, elle s’excusa. Elle ne saurait jamais si ses mots l’atteignirent car l’inconscience eut finalement raison de sa détermination.

« [...] et lorsque tes yeux-océans rencontrent ta lune de sourire, je retrouve mon âme d'enfant ayant enfin quelqu'un à chérir ~ ♪♫»
Tout était noir autour d’elle. Elle était assise en tailleur au centre d’une pièce vide. Le silence, le froid, tout dans cet univers était oppressant. Pendant une éternité, il lui semblait être perdue, jamais elle ne retrouverait la lumière, elle se sentait condamnée à devoir subir cette obscurité à tout jamais. L’horreur à l’état pur. Et puis, contre toute attente, elle entendit une voix. Une voix douce et mélodieuse. Seule dans sa pièce noire, elle se leva, marchant devant elle en s’attendant à tout moment à buter contre quelque chose. Aucun obstacle ne dressa sur son chemin. Des souvenirs lui revinrent petit à petit, la forêt, les marécages, l’ours .. Elle sursauta, se redressant en ouvrant des yeux apeurés, une vive douleur lui arracha un cri de douleur et elle retomba en arrière. A sa grande surprise, ce ne fut rien de dur qui accueillit sa chute, au contraire, elle s’était enfoncée dans des oreillers moelleux. Son regard fixa le plafond, elle se trouvait donc à l’intérieur d’une chambre. Ses gestes brusques lui rappelèrent tout ce qu’il s’était passé, elle tourna la tête vers l’endroit où elle avait entendu la voix, posant son regard sur le jeune homme dont elle reconnaissait les traits.

« Kanjô .. » Murmura-t-elle en laissant son regard fixé sur lui.
Ses doigts serrèrent sa main faiblement tandis qu’une bonne odeur lui chatouillait les narines. Elle devinait qu’il avait accompli des folies pendant qu’elle avait sombré dans l’inconscience. Sinon comment aurait-elle pu atterrir dans ce lit ? Elle lui sourit faiblement en clignant plusieurs fois des yeux. Elle s’assurait ainsi être bien réveillée. Constatant que c’était bel et bien le cas, une nouvelle inquiétude s’empara d’elle et elle se redressa plus doucement. Ses côtes la faisaient souffrir et même si ses tremblements la trahissaient, il fallait qu’elle s’assure qu’il aille bien. Sans lâcher sa main, elle posa l’autre sur la joue du garçon. Elle sentait qu’il s’était fait violence pour la veiller et elle se demanda combien de temps elle avait bien pu rester inconsciente. Il avait les traits tirés de quelqu’un qui a du lutter constamment contre la fatigue. Et pourtant, plus que quiconque, il avait mérité de se reposer. Elle eut un vertige et du fermer les yeux. Même au bord de l’évanouissement, elle ne se permettrait pas de sombrer sans avoir pu prendre de ses nouvelles. Elle se sentait fiévreuse et remarqua la compresse qui avait glissé de son front. Elle n’y prêta pas plus attention, on aurait pu la prendre pour une démente. Mais elle ne pouvait pas s’empêcher de penser aux autres, et ce dans n’importe quelle situation.

« Kanjô !! Est-ce que tout va bien ? L’ours .. Que s’est-il passé ? Où sommes-nous ?» l’interrogea-t-elle d’une voix inquiète. « Il faut que je te soigne .. » Dit-elle ensuite en se calmant un peu.
Son collier s’alluma, un faible flux d’énergie s’échappant de sa main posée contre sa joue. Cependant, elle ne tarda pas à se rendre compte qu’elle manquait de force et d’énergie. Plus que jamais, elle se sentait vidée de ses forces, son teint était blanchâtre son bras finit par retomber faiblement sans même avoir pu l’aider. Le soigner, quelle blague, elle n’était même pas capable de se servir de son Holy ärms comme elle le souhaitait. Elle s’en voulait de n’avoir été qu’un poids mort et pire encore, d’être un fardeau à porter alors que lui-même avait été blessé. Quittant son visage des yeux, elle baissa la tête, fixant la couverture posée sur elle d’un air vide, perdue dans ses pensées.
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois ♫ ~ [PV Jewell]   Ven 25 Jan - 20:59

J'étais arrivé à la fin de ma chanson depuis trois bonnes heures déjà si ce n'était quatre lorsque Jewell se redressa brusquement. Ce geste soudain me surprit d'abord, car j'avais de plus en plus de mal à lutter contre le sommeil, mes muscles m'assommant d'une douleur lancinante, et j'avais perdu beaucoup de sang malgré les bandages recouvrant mon torse et mon dos.
Cependant, ce sentiment de surprise fut vite remplacé par le soulagement et la joie de la voir en vie... Enfin.. je savais bien qu'elle n'était pas morte, mais de revoir ses beaux yeux bleus et son corps en mouvement n'avait pas de prix, surtout comparé aux angoisses qui m'avaient hanté des heures durant. C'en avait été insupportable.

D'un air ébahi, elle tourna la tête vers moi et je me sentis scruté de fond en comble par ses yeux saphir. J'étais, en réalité, quelque peu gêné par le regard qu'elle fixait sur moi, mais ne voulant surtout pas l'inquiéter ou la contrarier, je gardai mon expression naturelle, sans retenir un immense sourire venu accueillir avec chaleur le réveil de la jeune Manieuse.
D'une tonalité inquiète, elle murmura mon nom, tout en exerçant une faible pression sur ma main. Alors que je m'apprêtais à lui répondre et à la rassurer, je la vis renifler l'air et analyser tout ce qu'elle avait pu loupé, je consentis donc une fois de plus à ne piper mot et à la laisser reprendre d'elle-même ses esprits.
La douleur m'éclatait les tympans.
Sa paume frôla ma joue : un nouveau frisson. Je n'avais pas vu venir l'action. Son visage prenant des traits encore plus inquiets m'avertir de sa réplique.


- Jewell, calme-toi, je vais bien. J'ai déjà connu pire. Tu dois encore te reposer, princesse. Nous sommes dans le manoir que j'ai habité durant plusieurs années. En sécurité, précisai-je.

Lorsqu'elle annonça sa volonté de me soigner je voulus protester, mais déjà son collier s'allumait de nouveau, pour s'éteindre aussitôt. Elle n'avait évidemment pas la force de faire quoique ce soit. La jeune femme détourna alors son regard, et se mit à scruter un point fixe, comme si elle avait soudain décidé de bouder. Sans doute se sentait-elle faible voire inutile. Sornettes !
Je m'approchai doucement, et tout en passant une main réconfortante dans ses cheveux, je lui releva le menton d'un doigt, mes yeux rivés dans les siens, et articulai distinctement :


- Mademoiselle Hope, quoique vous en pensiez, vous m'avez sauvé la vie aujourd'hui, et je vous en suis éternellement reconnaissant. Alors cessez donc de prendre cet air désolé, puis reprenant un ton moins solennel : Je vois qu'il y a encore des soins à te prodiguer. J'ai préparé à manger, ainsi qu'un bain chaud, mais si tu préfères dormir encore un peu, ça me va, je réchaufferai juste la nourriture, ainsi que l'eau. Tu es mon invitée d'honneur, alors ne fais pas de maniè-aouch.

Une violente migraine m'interrompit. J'ignorai si je pourrais tenir toute la nuit avant de m'évanouir, aussi entrepris-je de ne plus perdre de temps.

- Bien, ne sois pas effrayée, tu vas être entourée d'une lumière verte, c'est ma Holy Ärm, ok ? la prévins-je en avançant mes paumes faces à elle jusqu'à entrer en contact avec son ventre, haut dessus du nombril, centre exact de ses blessures. Normalement, ça ne pique pas, et ça devrait te réchauffer, mais chaque personne réagit différemment à un artefact après tout. Le traitement va durer 1 à 2 minutes, aussi vais-je sûrement épuiser ce qu'il me reste de forces. Ne t'inquiète pas à ce moment-là, et repose-toi plutôt. Je veux pouvoir être réveillé par ton beau sourire, achevai-je avec un clin d'oeil.

La lumière de la pièce faiblissait.
Je me concentrai néanmoins et un cocon de lumière verte ne tarda pas à faire son apparition autour de Jewell. Je sentais ses blessures se refermer, mais par sentir je les sentais vraiment. Car les dégâts étaient tellement élevés que Chrysalis ne suffisait pas à absorber son mal, et la douleur qui s'échappait de Jewell m'était alors adressée de moitié.
Un brasero me brûlait l'intérieur du ventre.
Serrant les dents je vis Jewell se redresser en criant quelque chose, mais Chrysalis était totalement hermétique aux vibrations de l'air, aussi ne pus-je l'entendre.
Un point noir placé au centre de ma vue.
Mon esprit avait déjà cédé, mais mon corps continuait de maintenir la pose et le cocon d'achever sa besogne.
Puis la lumière s'arrêta net, et un choc sourd vint amplifier la migraine qui me tenait : je ne bénéficiais pas de coussins pour amortir ma chute.
Des rires fusèrent de partout, des rires venimeux, des rires sinistres. Tout se déformait.

Une bile dans la gorge, j'ouvris les yeux prudemment. Un regard par la fenêtre m'avertit que je n'avais été inconscient que quelques minutes. Au dessus de moi... un ange ? Ah, non, c'était Jewell, et puis un ange n'aurait pas ces larmes roulant sur ses joues. Pourquoi pleurait-elle ?


- J'ai bien cru être arrivé au paradis, confiai-je, un mince sourire aux lèvres.


[HRP : Beaucoup de prises de parole de la part de Kanjou dans ce poste, désolé si ça te dérange :-/ je fais néanmoins l'effort de ne plus reprendre tes phrases orales, hormis les très importantes, ça paraît moins long comme ça :3]
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Jewell Hope
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois ♫ ~ [PV Jewell]   Sam 26 Jan - 17:15

Aujourd’hui est un cadeau, c’est pour cela que l’on le nome présent. Dans la vie, on se dit souvent que si on avait dit ceci ou fait cela, les choses seraient aujourd’hui totalement différente, seulement, on ne peut rien y changer et rester cloitrer dans ses souvenirs ne fait jamais avancer les choses. A vrai dire, elle se sentait perdue, la dernière chose dont elle avait conscience s’était les ténèbres qui s’étaient emparé de son corps, malgré les couvertures, elle frissonna en se rappelant les ombres qui avaient tentées de l’engloutir. Elle ne voulait plus jamais revivre une telle chose mais elle devinait que pour sauver les gens qu’on apprécie, il fallait être prêt à faire des sacrifices. A son réveil, le visage souriant de Kanjô, son partenaire d’aventure l’avait accueillie. Et même si le voir ainsi l’avait quelque peu rassurée, elle distinguait dans son sourire une sorte de façade. Le pauvre devait avoir enduré milles tourments en plus des efforts pour la trainer ici. Ses yeux scrutèrent les siens un long moment avant de descendre légèrement et constater les bandages lui enserrant le torse et le dos. Son état lui semblait bien plus préoccupant qu’elle. C’est pourquoi elle avait doucement posé sa main sur sa joue, insistant pour le soigner malgré son manque de vitalité et énergie évident. Malgré les soins du jeune homme pendant son sommeil, elle avait le teint pâle, rien à voir bien sûr avec le teint cadavérique de quelqu’un qui vient de frôler la mort mais son visage manquait singulièrement de couleur, elle qui était habituellement si pleine de vie, pas étonnant qu’il s’inquiète. Pourtant, elle voulait le rassurer lui aussi, seulement elle ne savait pas comment s’y prendre. Sa main frôla sa joue, témoignant de son envie de le soigner, de lui venir en aide et malheureusement, la faiblesse était là.

Les yeux un peu dans le vague, elle continuait de fixer un point fixe, si bien qu’elle ne le sentit pas s’approcher d’elle. Quelque chose glissa dans ses cheveux emmêlés et un doigt sous son menton lui fit lever les yeux. A nouveau, ses yeux rencontrèrent son regard gris-vert et elle n’eut pas le temps de dire quoique ce soit qu’il prit les devant. Elle ? Lui sauvé la vie ? C’était un peu comme présumer de ses forces, bien sûr qu’elle avait voulu le sauver et si c’était à refaire, elle n’hésiterait pas une seconde. La vérité c’est qu’elle n’avait plus jamais envie de voir quelqu’un souffrir devant elle. Mais il avait raison sur un point, ils étaient tout les deux en vie et il ne servait pas à grand-chose de rester bloqué sur cet évènement passé. Elle lui sourit faiblement et hocha positivement de la tête montrant ainsi qu’elle avait parfaitement compris. Elle recula donc doucement sa tête, la gardant levée et le regardant toujours, elle devina qu’il analysait son état et les paroles suivantes confirmèrent. Certes, elle avait besoin de soin mais son état ne lui semblait pas si préoccupant quand elle voyait les bandages importants qu’il s’était noué sommairement autour du torse. Alors qu’il lui intimait de ne pas faire de manière, il s’interrompit et elle devina qu’une douleur affreuse le tiraillait, seulement, tant qu’elle ne savait pas d’où elle provenait, elle ne pourrait rien faire pour lui venir en aide. Son regard inquiet repris le dessus, l’état du jeune homme lui semblait bien plus préoccupant. Même si la jeune femme restait faible, elle ne permettrait pas à son hôte de souffrir en silence alors qu’elle était là. Pour une raison qu’elle n’expliquait pas, l’état du jeune homme lui semblait primordial alors qu’à vrai dire, elle ne le connaissait que depuis très peu de temps.

« Kanjô ? Qu’y a-t-il ? Est-ce que je .. » Commença-t-elle d’une voix inquiète.
Il ne lui laissa pas le temps d’achever sa phrase, déjà il reprenait la parole comme si de rien était. D’abord, elle ne comprit pas où il voulait en venir. Pourquoi utiliserait-il son ärm alors qu’elle possédait elle-même de quoi se soigner si c’était vraiment nécessaire. L’observant avec des yeux ronds, elle secoua la tête, marquant son désaccord. Elle ne voulait pas qu’il gâche ce qui lui restait de force alors que la nature faisait si bien les choses et que ses blessures, bien qu’extrêmement douloureuse n’étaient pas mortelle. Sentir les mains de Kanjô lui arracha une grimace de souffrance. Rien que de frôler cet endroit lui était insupportable. Elle amorça un geste pour lui faire retirer ses mains, mais l-il tint bon, refusant de reculer ses mains. Même si elle avait voulu ne pas l’inquiéter, la voir réagir comme ça au contact avait du lui signaler que ses blessures étaient bien plus douloureuse qu’elle ne l’avait dit et ne ferait sans doute qu’affermir les idées du jeune homme et sa détermination à la soigner. Les dernières étincelles de la pièce disparurent et déjà un cocon de lumière verte, semblable à ce qu’il avait décrit l’entoura. Un picotement désagréable la fit frémir et elle posa sa main sur le cocon en essayant de le convaincre d'arrêtez ça. Soit il ne l’entendait pas, soit il faisait semblant de ne pas l’entendre. Une à deux minutes .. Ce temps qui peut paraitre insignifiant semblait durer une éternité. De l’autre côté de la paroi, elle le voyait souffrir et pouvait deviner qu’il endurait tout cela. Sa main se posa sur le cocon, elle lui criait, le suppliant presque.

« Kanjô !! s’il te plait, arrête ! C’est bon comme ça ! Je ne sens presque plus la douleur ! Je t’en prie n’en fait pas trop, garde des forces pour toi ! » Cria-t-elle en vain. « KANJÔOOOO ! » Hurla-t-elle cette fois en voyant la lumière disparaitre subitement.
Elle vit son corps tomber en arrière. Sa main se tendit afin de le rattraper mais malheureusement, elle n’était pas assez rapide. Sa tête heurtant le sol sans qu’elle ne puisse faire quelque chose pour le retenir. Déjà elle rejetait les couvertures qu’il lui avait fournies, la fraîcheur de l’air ambiant s’immisçant sous sa peau. Elle aurait sans doute frissonné mais elle n’y pensait pas, non, elle ne pensait qu’à lui en cet instant. Elle se précipita à ses côté, son collier brilla intensément tandis qu’elle posait la main sur son front. Elle ne voulait pas prendre le risque de le blesser au cas où il souffrirait d’une commotion due à la chute. Le flux d’énergie s’écoula de la jeune femme vers le front du jeune homme. En raison de sa faible constitution, l’opération dura au moins deux bonnes minutes et elle commençait à croire que la fatigue et les blessures avaient eu raison du fier combattant allongé devant elle. Essoufflée par son effort, le flux s’arrêta petit à petit et délicatement, sur la table de chevet, elle remarqua les compresses, ce serait utile pour faire baisser la fièvre. Elle souleva le haut de son corps et posa sa tête sur ses genoux, caressant ses joues après avoir posé une compresse humide et fraiche sur son front. Elle sentait que son cocon avait fait des merveilles et elle se demandait quel avait été le contrecoup. Même si elle n’était pas pleinement rétablie et qu’elle manquait toujours d’énergie, elle sentait que la douleur s’était considérablement affaiblie et encore une fois, elle le devait à ce jeune homme inconscient. Une goute tomba sur la joue du jeune homme. Des larmes s’échappaient de ses yeux sans qu’elle ne puisse rien y faire. Kanjô ouvrit doucement les yeux, il ne sembla d’abord pas la reconnaitre, clignant des paupières deux trois fois avant qu’un sourire éclaire son visage. Il prit la parole en arrachant un sourire de soulagement à la demoiselle.

« Ne dis pas de bêtise .. » Souffla-t-elle avec douceur. « Il est hors de question que je te laisse rejoindre le paradis de si tôt. » Continua-t-elle dans un murmure avec un mince sourire. « Qu’est-ce qui t’a pris d’utiliser tes dernières forces comme ça ?! Tu aurais pu avoir bien pire qu'une perte de conscience ! » Dit-elle en le grondant un peu, essuyant les larmes de son visage d’un revers de main. « Espèce d’inconscient. » Le gronda-t-elle.
Le soulagement lui fit verser encore quelques larmes. Instinctivement, elle le serra un peu plus dans ses bras. Quoiqu’il puisse en dire, elle estimait qu’à présent c’était à elle de prendre soin de lui et le soigner. A commencer par refaire ses bandages sommaire afin qu’ils soient propres. De toute façon, elle ne se sentait pas la force de reprendre la route vers la capitale et lui devrait certainement rester tranquille quelques jours et elle y veillerait.
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois ♫ ~ [PV Jewell]   Sam 2 Fév - 12:30

J'avais été emporté dans un long et aveugle cauchemar, tourmenté par des voix lointaines et raillantes, par des voix anciennes, du passé, les voix de mes parents, je les avais reconnues dans un éclair de lucidité, ces voix exécrables... ces voix maudites... CES VOIX INCESSANTES !
Plus rien, le froid, je ne sentais plus rien excepté le froid. Jamais un aussi grand vide ne m'avait atteint de la sorte, j'en avais presque oublié la raison de ma venue et même... où étais-je ? Un picotement chaud m'ébranla, et dans le même instant me revinrent des bribes de souvenirs : ours, forêt, manoir, fille, douceur. Mes pensées se précisèrent autour de ces deux derniers mots : chaleur, inquiétude, reconnaissance, douceur, fille... peur, soin, intérêt, douceur fille.. beauté, azur, blé.. fille, yeux, cheveux... Jewell. Un torrent de pensées qui s'était écoulé en l'instant d'une seconde, quoique la notion du temps m'étant inconnue dans cet univers étrange, il se pouvait que ce ressenti d'une seconde équivaille à des heures.
La chaleur se faisait de plus en plus intense. Ce n'était pas une de ces chaleurs qui vous foudroient et vous embrasent les membres, ci qui s'engourdissent alors, endoloris. Non, c'était de ces chaleurs qui vous touchent au plus profond de vous-même, vous nettoient l'âme et vous relèvent, donnant l'ultime impulsion nécessaire à votre esprit pour combattre le froid mordant des ténèbres.

J'avais ouvert les yeux, pour découvrir un être qui d'abord m'avait paru être un ange, penché au-dessus de moi, l'oeil inquiet, et surtout l'oeil en larmes. Douceur, fille... L'archange n'était autre que Jewell, nous étions dans "mon" manoir, et j'étais venu dans cette forêt pour... Oui, la raison de ma venue ici me revenait à présent, ainsi que ma détermination.
Un souffle caressa mon visage, les mots de Jewell témoignaient bel et bien de cette même douceur que j'avais perçue dans le néant quel qu’instant plus tôt. Ainsi, malgré ma prévention, la jeune femme s'était inquiétée. Un sourire se figea sur ses lèvres, et elle me gronda gentillement, le regard faussement sévère. Je gémis plaintivement avec amusement, mimant l'enfant qui se fait gronder, et nous ne tardâmes pas à éclater dans un rire fusionnel, qui, bien que léger de par notre faiblesse mutuelle, se glissait en moi avec le bien que prodigue le miel à une gorge éraillée.
En une étreinte soudaine, je me retrouvai dans les bras réconfortants de Jewell, qui ne cessait de verser quelques larmes pourtant.


- Quand on vit comme je le fais, en solitaire, l'inconscience n'est parfois plus un défaut, mais un instinct de survie, soulignai-je avec malice. En revanche, je serais bien inconscient, et en tort, si je laissais un être aussi extraordinaire que toi plus longtemps dans son chagrin, achevai-je, tout en l'écartant doucement et en séchant ses larmes du bout des doigts, mes yeux toujours plongés dans les siens. Je suis là.

Cette dernière affirmation me parut sonner bizarrement : depuis quand j'étais là pour autrui moi ? J'avais passé des années errant dans cette forêt, à faire fuir les passants, voire à en tuer certains qui en voulaient à mon maigre héritage ou à moi-même. J'avais été surnommé Akuma, et les seules "personnes" pour qui j'avais été présent étaient ma famille sylvestre ainsi que Kaya. Depuis que cette dernière était morte et que j'avais quitté mon lieu d'adoption, je n'étais là pour personne d'autre que moi-même et mon insatiable soif de vengeance. Pourtant voilà que ma bouche affirmait le contraire. Je secouai légèrement la tête, d'un geste imperceptible.
Jewell s'était proposée de refaire mes bandages, quoique la proposition n'était rien d'autre qu'un ordre déguisé. Je repensai soudainement à la raison de notre rencontre et à son but à elle. J'avais pris la responsabilité de l'amener ici et lui avais promis un voyage express à Phydalis, et nous voilà dans le manoir, à se panser l'un l'autre, un bain et de la nourriture n'attendant que nous, alors que ce qui attendait vraiment était la capitale.


- Jewell... Je suis désolé, je n'ai pas pu tenir ma promesse de t'emmener au plus vite à la capitale. Mais rien n'est encore joué, on peut toujours y arriver avant la levée du jour si nous partons tout de suite après s'être nettoyés et avoir mangé !

Je n'avais pas besoin de me reposer très longtemps, des périls j'en avais vécu durant ma vie solitaire, et personne n'avait été là pour m'aider à m'en sortir. Et bien qu'il eût été rare que j'eusse fini dans un tel état, à chaque blessure grave je n'en devais pas moins me relever immédiatement pour échapper aux dangers extérieurs. Aujourd'hui, certes, j'avais quelqu'un auprès de moi, mais ce n'était qu'une raison de plus pour partir tôt, car les soins qui m'étaient accordés suffisaient déjà plus que ceux que je me prodiguais moi-même d’antan.
Le processus de soin actuel était en effet très différent : une fois qu'elle eût fini de refaire mes bandages, je m'était attelé à tartiner ses blessures d'huiles apaisantes contenues dans les tiroirs de la chambre. Les bras, et le visage se firent en un clin d'oeil, mais je me surpris à hésiter lorsque vint le tour du ventre. Non pas que je manquais de témérité, seulement les bonnes manières inculquées durant ma plus jeune enfance ne m'étaient pas inconnues, et j'attendis que Jewell comprenne et découvre par elle-même son nombril avant d'y étaler l'huile.
Cela faisait plus d'une demie-heure que nous veillions ainsi l'un sur l'autre, et je me levai enfin, donnant de petits coups de jambes à des êtres invisibles pour me les dégourdir. Je tendis une main à la jeune Manieuse pour l'aider à se relever, et lui indiquai la direction de la salle de bain, tandis que j'allais pour réchauffer les plats, et renouveler la boisson contenue dans la cruche devenue tiède.
Finalement seul pour la première fois depuis ce qui paraissait une éternité, alors que ce n'était que quelques heures, je trouvai l'endroit sinistrement vide. Mais les pas légers de Jewell qui montait l'escalier en colimaçon menant à l'étage supérieur me réconfortèrent, et je me dirigeai vers le fourneau. Je m'arrêtai et écrasai une main sur mon front en un "clac", exaspéré.

J'avais oublié de dire à Jewell comment fonctionnait cette baignoire vieille d'on ne sait combien de siècles.


[H-RP : Voilou, voilou, je m'arrête à un moment rigolo, je rappelle un peu le but de chacun des personnages car ils se perdaient xD et pis l'intrigue secondaire se précise :p]
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Jewell Hope
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois ♫ ~ [PV Jewell]   Jeu 14 Fév - 20:54

Leurs rires se mêlaient dans une harmonie doucereuse tandis que l’écho de leurs voix se répercutait sur les murs et emplissait le manoir d’un semblant de vie qui n’avait sans doute pas été là depuis des lustres. Malgré tout, leurs conjugués étaient assez faible de par leur santé actuelle mais au moins, en cet instant précis, la jeune femme se sentait bien. Ils avaient survécu à des dangers qu’elle ne soupçonnait même pas et pourtant, malgré leurs blessures plus ou moins grave, les deux jeunes gens avaient encore la force de rire ensemble. Remarquant qu’elle le serait toujours contre elle, elle finit par le lâcher, une légère rougeur aux joues. Mais même ainsi, elle restait suffisamment proche pour le sentir non loin d’elle. Ce fut lui qui reprit la conversation, rassurant la jeune fille sur son inconsciente, ou en tout cas, c’est ce qu’il essayait de faire. Il dut voir que malgré son sourire en coin et son air malicieux, la jeune fille restait sceptique devant ses paroles. Il la cajola doucement, son regard pénétrant rivé sur les prunelles azurées de la demoiselle qui se contentait de le fixé, les yeux encore humide. De ses mains, il caressa ses joues et épousseta ses larmes qui finirent enfin par se tarir. Pendant quelques instants, elle ne dit rien, sa phrase semblant rassurante et étrange à la fois. Jewell hocha la tête un léger sourire aux lèvres. Elle était d’ailleurs si contente qu’il soit là, avec elle et surtout qu’ils aient réussi à s’en sortir vivant. Maintenant, reprendre des forces et une douche ne seraient pas une mauvaise idée.

Elle finit d’essuyer son visage d’un revers de manche. Elle ne voulait pas avoir les yeux bouffis et le visage rougit par les larmes plus que nécessaire. Là, elle se proposa à refaire les bandages, elle voyait qu’ils avaient été faits sommairement, dans la précipitation d’apporter des soins à elle-même sans doute. Kanjô lui prodigua le nécessaire. Ses blessures n’étaient ce qu’on pourrait qualifier de légère mais au moins, les jours du jeune homme n’étaient pas en danger. Elle avait constaté le tout en quelques minutes, touchant les endroits délicats du bout des doigts sans appuyer de peur de lui faire mal. Le verdict tomba vite et irrévocablement, il lui fallait surtout du repos. Elle le lui signala doucement, pansant ses plaies avec des bandages propres. Sa respiration était calme et le silence s’installa sur eux, sans s’en rendre compte, elle se mit même à chantonner l’air qu’elle avait entendu tandis qu’elle errait dans les ténèbres. Sa chanson. Sans doute l’avait-il remarqué mais aucun commentaire ne lui parvint. Après quelques minutes, tandis qu’elle terminait habilement le pansement, Kanjô reprit la parole s’excusant de ne pas encore l’avoir emmenée à la capitale. Elle voyait bien qu’il regrettait de ne pas avoir pu tenir sa promesse mais elle secoua la tête avec douceur en lui souriant. Elle avait attendu prêt de dix-neuf ans pour voir la capitale. Ce n’était pas quelques jours de plus qui allaient la tuée. Clôturant son « boulot » elle le fixa quelques seconde avec un signe de négation.

« Ne t’inquiète pas pour ça .. Ce qui compte là, maintenant, c’est que tu guérisses. La capitale ne va pas disparaitre et quelques jours de patience ne me feront pas de mal. » Lui dit-elle d’une voix douce pour le rassurer. « Ta promesse était de m’escorter jusqu’en ville et ça, tu pourras toujours le faire une fois que tu te seras reposé convenablement. » Poursuivit-elle pour le rassurer.
A vrai dire, elle mourrait d’envie de voir les hauts murs de la capitale, de vérifier de ses yeux si tout ce qu’on racontait était vrai. Bien sûr, en tant que Manieuse, elle se devait de rester discrète. La capitale étant tout de même sous domination des mages et malgré qu’elle soit neutre, s’y promener seule n’était pas une des meilleures idées. Et puis avec elle, une maladresse est si vite arrivée. Et puis en ce moment, elle se sentait un peu faible, et rien ne garantissait qu’après un bon bain et de la nourriture chaude, elle soit d’attaque à faire le voyage en sens inverse et jusqu’à la ville. Comme quoi, malgré son impatience, elle savait parfois se montré raisonnable. Pendant qu’elle pensait à tout ça, elle remarqua que Kanjô s’était levé pour aller chercher une espèce de baume que quand il revint près d’elle, ses doigts passant l’huile apaisante sur ses griffures au visage attaquant ensuite ses bras avec rapidité et maitrise. On voyait là qu’il avait l’habitude, si pas de soigner de quelqu’un d’appliquer cette pommade sur les blessures. Il s’arrêta ensuite en regardant la demoiselle avec insistance. D’abord, elle le regarda d’un air perplexe et enfin comprit ce qu’il attendait. Il lui fallait découvrir ses autres blessures. Rougissante, elle souleva délicatement son haut à hauteur du raisonnable, dévoilant son nombril en regardant sur le côté. D’abord, le contact lui sembla froid et lui arracha un frisson mais ensuite, rapidement, l’huile se mit à chauffer légèrement en picotant agréablement pour soulager ses blessures. C’était une sensation étrange ..

« C’est vrai que j’ai hâte de la voir .. » Lui avoua-t-elle. « Mais pour être honnête, je doute avoir moi-même assez d’énergie pour le trajet .. » Souligna-t-elle en le fixant. « Alors attendons au moins un jour pour être sûr .. D’accord ? » Demanda-t-elle d’une petite voix.
Enfin, ils arrivèrent tous les deux au bout de leurs soins respectifs. Et finalement, elle le vit se lever et s’étirer. Une demi heure assis en tailleur l’un et l’autre, il y avait de quoi être un peu raide en se relevant. Doucement, elle saisit la main tendue du jeune homme, l’articulation de ses genoux craquant alors qu’elle se remettait elle aussi sur ses jambes. Elle se sentait un peu courbaturée elle aussi et elle devinait que le jeune homme l’avait remarqué. Sans un commentaire, il lui indiqua la salle de bain à l’étage, un bain lui ferait sans doute le plus grand bien, et ce, à juste titre d’ailleurs. Elle aurait bien tenté de le suivre en cuisine mais elle doutait bien que le jeune homme était plutôt du genre têtu et ne la laisserai pas faire sans une bonne raison. S’assurant du bon chemin, elle gravit les deux ou trois premières marches de l’escalier et lui lança un regard tandis qu’il prenait la direction de ce qui devait être la cuisine. Une fois qu’il fut sortit de son champs de vision, elle continua à monter d’un pas léger et régulier. Sur le pallier une bonne dizaine de porte correspondait à la description du jeune homme. Heureusement, elle ne dut pas en essayer plus de trois pour trouver la bonne. La salle de bain était spacieuse et décorer avec un bon gout de l’ancien temps, au centre, une vieille baignoire semblait être l’endroit où elle pourrait se détendre. Elle s’approcha doucement l’air serein et se penchant légèrement, fit tourner le robinet qui, sans qu’elle ne s’y attende l’aspergea d’eau froide en lui arrachant un cri de surprise. Elle recula d’un bond, la pression de l’eau l’avait surprise au départ mais maintenant ça devrait aller.

Avant de tenter de régler l’eau, elle retira ses vêtements trempés en les essorant au dessus de la baignoire. En sous-vêtement, elle avala sa salive et se repencha par-dessus la baignoire pour tenter de régler correctement la pression et la température de l’eau. Kanjô aurait pu la prévenir tout de même .. D’ailleurs que faisait-il en ce moment de son côté dans la cuisine ? Ce serait bête qu’il commence à réchauffer les choses tant qu’elle serait dans la salle de bain .. Il passerait sans doute après elle et elle s’imaginait mal manger seule dans cet immense manoir. Elle haussa les épaules. Après tout, ils verraient bien en temps et en heure. Perdue dans le vague en regardant l’eau monter peu à peu, elle tentait d’imaginer à quoi avait pu ressembler la vie du garçon dans cette immense maison qui semblait pourtant si sombre et inhospitalière. C’était peut-être ça qui avait fait de lui ce qu’il était ? Elle secoua la tête. De toute façon, elle savait déjà qu’elle adorait ce jeune homme sauvage et ce quelque soit les lourds secret qu’il pouvait cacher. Il y eut des pas précipités au bout du couloir mais toujours la tête dans la lune, elle ne l’avait pas entendu.
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois ♫ ~ [PV Jewell]   Dim 17 Fév - 12:48

Tandis que persifflaient entre mes dents mille injures à mon intention, j'avais fait demi-tour, laissant le réchaud des plats pour plus tard, et alors que je m'approchais des escaliers, un cri aigu perça le silence continuel du manoir. Mon sang ne fit qu'un tour, et déjà j'essayai d'imaginer ce qu'il se passait en haut. Je n'avais pas fait le tour du bâtiment pour vérifier, mais peut-être quelqu'un d'autre était là ? Après tout, cela faisait des années que le manoir était inhabité. Avec effroi j'imaginais le pire des brigands penché au-dessus de Jewell, un quelconque objet pointu dans la main. Puis je secouai la tête : peut-être avait-elle simplement glissé, ou je ne sais quoi. Il n'en était pas moins qu'à présent plus un bruit ne pouvait en témoigner. Ce silence ne faisait qu'accentuer mon inquiétude : s'était-elle évanouie, avait-elle... été réduit au silence, bon sang était-elle en danger ? Je repensai aux dernières heures passées en sa compagnie, aux soins si douloureusement attribués, à son sourire et à ses yeux..
J'étouffai un cri de rage, et sans réfléchir davantage je m'élançai dans les escaliers et le couloir suivant, m'arrêtai devant la porte, tendit l'oreille à l'entente de l'eau qui coulait, et me rassérénai quelque peu. Enfin un signe de vie. Mais d'autres idées obscures ne tardèrent pas à percer mon esprit : et si elle avait bien glissé et s'était cognée, tombant inerte dans l'eau ? Et si, l'hypothétique brigand avait cherché à la noyer ? Au fur et à mesure que mes pensées défilaient, je commençai à me dire que je perdais la raison.. J'étais un dans un état de panique comme jamais (ou presque) auparavant, décidément cette fille me montait à la tête. Je me décidai finalement à frapper à la porte calmement tout en appelant doucement la jeune Manieuse.
Aucune réponse. L'eau continuait de couler inlassablement. À nouveau, la peur me glaça le sang, et de nouveaux coups, plus forts, martelèrent la porte tandis que de l'épaule j'enfonçai la porte tout en hurlant d'une voix blanche :


- JEEEWEEELL !!!

Je la trouvait là, abasourdie, qui me fixait d'un air manifestant l'incompréhension. Un rapide coup d'oeil dans la salle me fit comprendre qu'il n'y avait ni brigand ni danger.

- Tu vas bien. relevai-je.

C'était une affirmation plus qu'une question, mais j'étais toujours en état de choc, et les battements de mon coeur refusaient de ralentir. Ses cheveux, ses yeux, sa bouche, ses oreilles, son nez, aucune mutilation au visage, aucune marque de chute, rien. Elle se tenait simplement là, debout devant la baignoire qui se remplissait petit à petit.
Puis je finis pas percuter. La peur qui m'avait embrumé les sens se dissipait, et je commençai à remarquer : les habits trempés sur le sol, l'eau qui recouvrait le sol aux pieds nus de Jewell.. Mon regard se reporta sur celle-ci pour confirmer la situation embarrassante dans laquelle je m'étais jetée. En effet elle était bel bien là, devant moi, vivante, en chair et en os, mais justement plus en chair que d'ordinaire. Par politesse, je détournai aussitôt le regard, une teinte rosée m'empourprant les joues :


- J-Je.. pensais que tu étais en danger. J'avais entendu un cri... Désolé.

Oh ce n'était pas dramatique, des femmes en sous-vêtements, on en voyait de-ci de-là au bord de la mer. Mais ces femmes-là se déhanchaient grossièrement de façon voulue pour attirer l'oeil, chose qui ne m'avait jamais fait ressentir autre sentiment que le dégout, et j'avais cessé de compter combien de ces êtres ennuyants j'avais brutalement congédié lorsqu'elles s'étaient approchées. Bref, ce n'était pas quelques vêtements en plus ou en moins qui me gênaient. Il suffisait de regarder ma propre tenue qui dévoilait mon ventre jusqu'à encore plus haut que le nombril. Non, ce qui me gênait n'avait en réalité rien à voir avec la pudeur. C'était simplement sa réaction. Bêtement. M'en voudrait-elle ? Je l'ignorais. Me reparlerait-elle de sitôt ? Je l'ignorais. Allait-elle me gifler ? Je l'ignorais. Trop de choses que j'ignorais, et qui me paraissaient avoir une importance inouïe ! Mais pourquoi est-ce que ça aurait de l'importance au fait ? Je l'ignorais.
*Raaah*
J'esquissai un geste en direction de la porte. J'aurais aimé qu'elle comprenne, mais je savais que ce genre de malentendus étaient délicats à traiter pour les gens des villes. Bien entendu, pour un sauvage comme moi, être surpris à la place de Jewell ne m'aurait pas paru différent de d'habitude. Mais voilà, j'étais devenu un sauvage, et cette fille était tout sauf une sauvage, la délicatesse même. Et puis c'était une fille, on leur pardonnait plus facilement.
Je ramassai au passage les habits trempés de Jewell étendus par terre, tout en lui signalant d'une voix morne mon intention de les faire sécher, pour finalement ouvrir la porte, qui s'était refermée après avoir tapé le mur sous l'impulsion donnée par mon épaule tantôt, et je répétai machinalement :


- Désolé.. et après une légère hésitation j'ajoutai : Tu auras besoin de vêtements secs.

Sous-entendu : je m'en charge. J'avais gardé les tenues de Kaya dans une armoire, et il s'y trouvait également des tenues de nobles appartenant sans doute aux précédents propriétaires. Je trouverai bien quelque chose à la taille de Jewell.

Je m'engouffrais dans le couloir, quand mon mouvement fut interrompu.


[H-RP : J'ai trop galéré à écrire ce poste en vrai xD prendre en compte la personnalité de Kanjou s'est avéré plus difficile que prévu, étant sauvage mais aussi ancien noble, du coup ça doit donner un truc bizarroïde ^^' m'enfin, bonne lecture ! Et oui, c'est un petit poste ce coup-ci ^^']
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Jewell Hope
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois ♫ ~ [PV Jewell]   Mar 2 Avr - 0:57

La journée avait été longue. Très longue même. Si bien qu’elle doutait que tous les évènements se soient produits dans la même journée. Cela semblait tellement irréel après tout .. Elle s’imaginait rentrer au village et raconter qu’elle avait aider un jeune homme à se débarrasser d’un ours qui faisait bien deux fois sa taille .. Personne ne voudrait la croire, et pourtant. Assise sur le rebord de la baignoire, elle essora légèrement ses vêtements, ils finiraient bien par sécher tôt ou tard de toute façon. Elle les étala ensuite à plat, sur l’appui de fenêtre ou persistait encore un brin de lumière, la nuit était toute proche et déjà, elle pouvait apercevoir les étoiles pointer le bout de leurs nez. C’était comme se retrouver au centre de l’œil d’une tempête. Perdue dans sa contemplation et ses pensées, elle n’entendit le son de la voix de Kanjô appelé son prénom derrière la porte. Cette dernière ne tint d’ailleurs pas longtemps aux assauts du jeune homme qui bientôt se retrouva face à Jewell qui le regardait les yeux quelque peu écarquillés. Elle ne pensait pas avoir crié si fort pourtant .. Elle hocha la tête devant son affirmation, oui elle allait bien, elle tremblait juste un peu de froid mais l’eau chaude dans la baignoire ne tarderait pas à arranger cela. Il n’en était pas moins qu’elle se trouvait fort dévêtue devant un jeune homme.

Ramenant ses bras autour d’elle, elle cacha quelque peu sa poitrine. Elle se doutait bien qu’il n’avait pas eu de mauvaise attention mais sa pudeur l’empêchait pour le moment de réagir autrement, s’étant reculée prêt de la baignoire, elle ne pouvait se couvrir de ses vêtements, même tremper. Ses joues s’empourprèrent. S’excusant de son intrusion, il détourna pourtant le regard en avouant que son cri l’avait inquiété. Elle culpabilisa légèrement, devinant aisément qu’il devait être aussi gêné qu’elle, même si les raisons n’étaient pas vraiment identiques. Ramassant ses vêtements trempés, intelligent comme il l’était, il avait déjà du comprendre ce qui s’était réellement passé. Sa silhouette sur le pas de la porte ne se retourna pas sur son corps dévoilé, sans doute les vestiges de son éducation. En soit, elle avait bien crié et comme un chevalier il avait volé à son secours, malgré la gêne. Quelque part cela prouvait bien qu’elle pourrait toujours compter sur lui en cas de danger. Dans ces conditions, il lui était impossible de lui en vouloir et puis ce n’était pas non plus comme si elle avait été nue .. Même s’il avait pu entrevoir son corps comme personne, sauf peut-être Léa ? Pire encore, les bleus et les marques de la bataille sur son corps la rendait un peu honteuse. Mais à présent, il tournait les talons et sortit dans le couloir en lui promettant des vêtements secs. A vrai dire, c’est sûr que quelques vêtements secs ne lui feraient pas de mal mais la coquetterie devrait attendre. Coupant l’eau chaude de la baignoire tandis que celle-ci arrivait à bonne hauteur, elle se précipita après quelques secondes vers lui. Le stoppant doucement en l’attrapant par le bras au beau milieu du couloir. Un courant d’air la fit frissonner.

« Ne te retourne pas s’il te plait .. » Demanda-t-elle d’une petite voix. « Euhm .. Tu sais J-je .. » Commença-t-elle un peu hésitante. « Je ne t’en veux pas. Tu as cru que j’étais en danger et tu es venu alors .. Euh je .. Merci, Kanjô. » Le remercia-t-elle doucement, toujours aussi gênée.

N’ayant pas grand-chose à ajouter, elle le lâcha enfin. Ce n’était certes pas grand-chose mais elle avait le sentiment qu’elle devait le lui dire. Déplaçant doucement sa main, elle frôla légèrement son épaule et tilta qu’il avait peut-être du se faire mal en défonçant la porte comme il l’avait fait. Elle retira donc sa main, et recula légèrement, les rougeurs sont ses joues n’avaient toujours pas voulu disparaitre et elle commençait de plus en plus à frissonner en sous-vêtement dans cette grande bâtisse qui n’avait pas du connaitre le chauffage depuis des années. Malgré tout, il fallait bien qu’elle prenne des nouvelles de son état. Après tout, n’avait-il pas vaincu un ours à lui tout seul et porter son poids jusqu’ici en étant blessé ? Son épaule serait sans doute le cadet de ses soucis après ça et malgré tout, il fallait qu’elle s’en assure.

« Ton épaule .. Tu ne t’es pas fait mal au moins ? » Lui demanda-t-elle doucement.

Elle attendit sa réponse, déjà prête à le soigne s’il en avait besoin. Elle ne savait pas vraiment pourquoi mais elle sentait quelque part que c’était comme ça qu’elle devait réagir. Pour lui, ce n’était sans doute pas grand-chose, et elle ne pouvait lui reprocher de s’être inquiéter et d’avoir fait ce qu’il lui semblait mieux. Après cet épisode, elle regagna la salle de bain, elle se demandait où est-ce qu’il pourrait bien trouver des vêtements secs à sa taille, elle lui poserait surement la question quand il les apporterait. Le verrou de la porte avait sauté quand il avait défoncé la porte si bien qu’elle ne pouvait plus vraiment la fermer à clé. Mais bon, ce n’était sans doute qu’un détail, elle doutait de le voir revenir une nouvelle fois dans la salle de bain. Soupirant, elle retira ce qu’il lui restait de tissu, gardant une serviette à proximité au cas où il viendrait de nouveau toquer à la porte. L’eau chaude sur sa peau lui fit un bien fou. Elle ferma les yeux quelques instants, elle avait assez dormi pour ne pas risquer de se noyer. S’adossant au bord de la baignoire, elle profita légèrement un mince sourire aux lèvres. Elle se demandait depuis combien de temps elle n’avait pas pris de bain. Depuis le début de son voyage, les occasions avaient été rare. Quelques baignades dans les lacs certes mais l’eau chaude n’était alors pas de rigueur. Il fallait qu’elle pense à le remercier de cette merveilleuse et simple opportunité.

|HRP - Désolée pour l'attente >< ! M'enfin, c'est pas vraiment de ma faute (a) Il s'agit un peu d'un post bateau, il ne s'y passe pas grand chose ^^' Je ferai mieux la prochaine fois. |
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Uzumaku Kanjô
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois ♫ ~ [PV Jewell]   Mer 24 Avr - 15:14

[HRP : J'ai trop la haine, j'avais écris un super pavé et mon doigt a malencontreusement appuyé sur F5... Bon du coup, j'essaye de retrouver mes idées, mais je reste un peu dégouté ^^' sinon joli le kit :)]

Une légère caresse sur mon épaule m'avait fait tressaillir : le contact était froid et provoquait une douleur sourde très légère. *Et c'est pour ça que je sursaute ?* m'interrogeai-je amèrement.

- Ton épaule .. Tu ne t’es pas fait mal au moins ?

La question me fit l'effet d'un électrochoc. Finalement, elle ne m'en voulait pas. Mieux, son ton doucereux.. elle continuait de s'inquiéter pour moi. Rassurant. Concernant la blessure, rien de plus qu'un vilain bleu, pas de quoi faire grimacer un curé. Je lui assurai donc que tout allait bien. Malgré son intimation de ne pas me retourner, je pouvais sentir l'aura singulière qu'elle dégageait et où se mêlait la gêne, ainsi qu'un autre sentiment plus dissimulé : de la colère sûrement, elle ne voulait pas que je perçoive sa colère envers moi. L'hypothèse devint une conviction, je n'avais guère de place pour les questions sans réponse dans mes pensées.

En me dirigeant vers ma chambre pour récupérer la lingerie promise, je m'imaginais à quoi pouvait ressembler Jewell en colère. Impossible de me la représenter dans une colère noire, probablement était-elle plutôt le genre de personnes qui croisent les bras tout en sermonnant, plutôt que de hurler à tort et à travers. Un sourire malicieux passa sur mes traits : oui, c'était plutôt ce style là. De fil en aiguille, je me surpris à penser aux fausses colères de Kaya. Ah, ça ! pour être mémorable c'était quelque chose ! Dès que je voyais ses sourcils se froncer et ses poings se poser sur ses hanches, je savais qu'on était encore parti pour achever la discussion sur des éclats de rires. C'était tellement facile de la faire tourner en bourrique, et j'étais persuadé qu'elle ne demandait que ça..
Une larme intérieur coula.

Une fois arrivé devant l'imposante armoire, je me fis la réflexion que Kaya m'avait toujours interdit d'aller fouiner dans sa garde robe. Comme si cela m'avait attiré ne serait-ce qu'une seule fois.. Devant moi s'amassaient cintres, robes, vestons, bustiers et autres vêtements. Ne voulant pas perdre de temps à essayer de savoir ce qui était féminin ou non, beau ou pas, je me contentai de choisir des habits de couleur différentes, qui semblaient correspondre à la taille de Jewell et lui permettraient de se mouvoir librement. Ainsi défilèrent au creux de mes paumes deux caracos, un blanc et un noir, trois chemisiers de couleurs respectives verte, rouge et bleue, ainsi qu'un "jean" et un pantalon noir. Mon regard se posa alors sur la robe.. Éclatante de couleur violette, le fond indigo se mariait parfaitement avec la décoration, formée de deux papillons de couleurs fuchsia, dont le bout des ailes flambaient d'un magenta étincelant. Quelques plis volontaires en longueur et parsemés de fines bandes blanches achevaient l’œuvre, qui semblait provenir d'un autre monde. Lorsque Kaya la portait, elle semblait se transformer en une sorte d'être féérique, il ne manquait que les pâquerettes et les oiseaux. Lorsque Kaya la portait... cette robe qui fut la dernière robe qu'elle eût portée, sa favorite. Sans trop réfléchir, je portai la main à l'habit et le déposai sur le tas. Le violet semblait plaire à Jewell.
Restait encore à dégoter quelques sous-vêtements. À force d'inspecter les différents tiroirs qui se présentaient à moi, je ne tardai pas à tomber sur le bon. Non sans me dire qu'il allait être bizarre de connaître à l'avance ce que Jewell porterait, je sélectionnai aléatoirement quelques culottes, soutien-gorges et collants, et je pris même un maillot et un pyjama en cas de besoin. Peu m'importaient ces détails futiles, ce qu'elle portait ne m'intéressait pas de toute façon, au diable l'éthique. Une fois satisfait de ma pile de vêtements, je me dirigeai sur le pas de la porte, attrapant au passage un cardigan beige à boutons blancs qui était accroché, comme les autres vestes, au porte-manteau.
En descendant les escaliers, je m'assurai, tendant l'oreille, qu'il n'y avait aucun problème du côté de la salle de bain. Entendant Jewell pouffer de rire pour je ne savais quelle raison, je conclus que c'était bon.

Dès que la cuisson du repas fut lancée, j'en revins à mon objectif principal : ce pourquoi j'étais venu ici initialement. Il me fallait me rendre en bas, mais pour ne pas inquiéter mon invitée, je décidai de lui laisser un petit mot :

« Je reviens bientôt, peux-tu surveiller la cuisson s'il-te-plaît ? Ne t'inquiète pas, je suis toujours dans le manoir, si tu as un problème, tape deux grands coups sur le sol. J'ai déposé tes nouveaux vêtements sur une chaise de la cuisine, j'espère qu'ils seront à ton goût. Ne fais pas de bêtises.
P-S : Et ne t'avise pas de visiter le manoir sans moi ! »

Une fois le message posé en évidence, je soulevai la trappe cachée sous le tapis central et me dirigeai d'un pas léger vers le sous-sol.

Rien n'avait changé depuis mon dernier passage. Je me recueillis rapidement près de l'autel que j'avais par le passé bousculé, et qui était la cause de mon potentiel actuel. Oui, ma quête avait commencé ici. Et ce même lieu devait à présent me permettre d'avancer, d'obtenir l'information tant désirée : l'identité d'un des assaillants que je traquais. Tout ceci grâce à cette mystérieuse pierre que j'avais trouvée à Phydalis, et qui, après un passage à la bibliothèque municipale, s'était révélée être une pierre d'identité. Encore un de ces artefacts qu'utilisaient les Anciens Manieurs, et dont l'usage ne restait que théorique selon les chercheurs. Néanmoins, je savais que si une explication existait, elle se trouvait dans ce lieu. En effet, l'étage sous-terrain avait été bâti d'un matériau différent, et la marque des Anciens était clairement visible au pied de l'autel. Il ne me restait plus qu'à trouver le manuscrit..
Après une interminable fouille sans résultat, je frappai d'un poing rageur la paroi, qui étonnamment sonna creux. Tâtant du bout des doigts, je finis par trouver un orifice où caler mon pouce et tirai brusquement pour révéler la cachette. Un mètre cube environ de roche manquait à cette endroit, et l'on y avait entreposé une bonne dizaine de vieux livres, dont le secret du contenu était une évidence. Encore une fois, je devais ma découverte à la chance. Mes lèvres s'étirèrent en un sourire sombre : ce n'était plus qu'une question de temps.
J'avais pris les trois premiers ouvrages lorsqu'un son m'alarma.

On venait de taper deux coups au plafond...
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Jewell Hope
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois ♫ ~ [PV Jewell]   Mar 30 Avr - 20:29

Respectant sa demande, le jeune homme ne s’était pas retourné et cet épisode gênant semblait maintenant loin derrière eux. Tandis qu’il regagnait une autre partie du manoir pour chercher des vêtements à la demoiselle, cette dernière regagna la salle de bain et ne perdit pas de temps pour se mettre à l’eau. Même si elle avait du se battre avec la baignoire, l’eau était désormais parfaite et à une hauteur respectable sans pour autant abuser. Plongeant la totalité de son corps dans l’eau chaude, à l’exception bien entendu de sa tête, la demoiselle se laissa aller à la contemplation du plafond de la salle de bain. On remarquait que la maison n’avait pas vraiment été entretenue en remarquant les toiles de poussière mais en soit, une vieille bâtisse de ce genre avait encore tout son charme de cette façon. La demoiselle continuait son inspection, imaginant des formes plus ou moins réaliste avec les ombres et la poussière, elle eut un éclat de rire en trouvant qu’une des formes semblait représenter Léa quand elle la grondait étant petite. Léa et ses sermons ponctués de long et ennuyeux discours de moral. Qu’est-ce qu’elle dirait si elle savait que la blondinette était dans une baignoire de luxe dans un manoir gigantesque en compagnie d’un jeune garçon sauvage et pourtant avec des manières civilisées comme peu en ont dans sa situation. Sans doute n’aurait-elle jamais eu le cran de quitter le village si Léa avait toujours été là. Léa, c’était un peu son seul point d’attache, le seul repère qu’elle avait toujours eu et peut-être dans le fond, c’était sans doute ça qu’elle recherchait vraiment lors de son périple à travers Fiore. Un ou des points de repères.

Après de longues minutes de souvenirs et de réflexion, la jeune fille constata que sa peau commençait à se friper à cause de l’eau chaude. S’emparant du savon, elle se décrassa en prenant soin de n’oublier aucune partie de son anatomie, ce serait le comble de passer si longtemps dans une salle de bain et d’en sortir encore crasseuse. Elle finit en s’occupant de ses longs cheveux blonds, là aussi, il s’agissait d’une tâche plus ou moins ardue compte tenu de la longueur de ces derniers. Finalement, elle se redressa, s’emparât d’une serviette avec laquelle elle entoura son corps et sortit de la baignoire en faisant bien garde à ne pas glisser sur le sol encore humide de tout à l’heure. Quel affaire ce serait de sa casser la figure maintenant, et puis ce serait encore tellement embarrassant de nouveau comme situation .. La porte de la salle de bain devant rester malencontreusement entrouverte, elle doutait qu’il lui ait déposé de quoi se changer devant la porte. Poussant maladroitement la porte, un courant d’air frais la fit frissonner, ses cheveux goutant encore sur le sol, laissant son itinéraire aux yeux de quiconque passerait par là. Descendant l’étroit escalier en colimaçon menant à la cuisine, une délicate odeur lui chatouilla les narines, cependant, elle ne vit personne et regarda un peu partout aux alentours, dénichant bien vite une pile de vêtements impressionnantes. A côté, trônait une note qui semblait rédigée à la hâte où elle devinait l’écriture de Kanjô. Une sourire passa sur ses lèvres quand elle lut les quelques mots gribouillés.

Passionnée de cuisine, la demoiselle s’approcha immédiatement des fourneaux, constatant l’avancée des préparations, remuant dans l’une ou l’autre, retournant la viande juste à temps pour ne pas qu’elle soit trop cuite, elle espérait tout de même qu’il ne la préférait pas saignante car il serait difficile maintenant de la cuire autrement qu’à point. L’une des premières choses que l’on apprenait n’était-elle pas de toujours garder un œil sur ce que l’on prépare ? Bah .. Après tout, elle était bien là. Remarquant qu’elle avait un peu de temps, elle reporta son attention vers les vêtements sélectionné par le jeune homme, au dessus du tas se trouvait une robe magnifique de couleur mauve, le genre de couleur qu’elle adorait mais qui semblait terriblement pas pratique. Passant ses doigts sur l’étoffe fine, elle se demandait à qui avait bien pu appartenir cette robe, la coupe étant d’aspect plutôt moderne, ce ne pouvait pas avoir appartenu à sa mère .. Une copine peut-être ? Elle sourit en imaginant le jeune homme avec une jeune femme au bras. Jewell ne s’imaginait pas du tout dans une telle robe, bien qu’elle fût magnifique, elle semblait correspondre à une toute autre classe que la sienne et elle se dit, peut-être à tort, qu’elle ferait sans doute trop cloche à l’intérieur. Optant pour le « jean », elle ne tarda pas à enfiler des sous-vêtements jolis mais confortables, enfilant par-dessus, le caraco noir et le chemisier bleu. Retournant au fourneau, la jeune femme attacha ses cheveux encore humide pour ne pas être gêné par ses derniers. Le repas serait bientôt près et elle n’avait toujours encore nouvelle du jeune homme, le lieu lui semblant soudain étrangement vide et angoissant, un frisson, annonciateur de mauvaise impression, parcourut son échine. Après quelques secondes, elle haussa les épaules, une impression n’était sans doute qu’une impression ..

« Hum .. Apparemment j’ai encore du temps pour un dessert .. »

Quittant quelques instants la cuisine, elle chercha après la bibliothèque, vu comme elle semblait fournie, elle trouverait bien un livre pour l’inspirer et faire un dessert digne des plats à moitié préparer par son hôte. Bien qu’il lui avait formellement interdit de se promener sans lui, elle ne pouvait se résoudre à rester en place et de toute façon que pourrait-il bien lui arriver dans cet endroit si reculé et coupé du monde. Parcourant les couloirs, elle finit par trouver ce qu’elle cherchait, empruntant un livre qui semblait contenir absolument tout les desserts du monde. Plongeant son nez dedans, elle revint sur ses pas pour retourner vers la cuisine quand elle rentra dans quelqu’un, tombant sur ses fesses, elle émit un petit cri plaintif en s’excusant déjà, se rappelant comme par hasard qu’elle n’avait pas le droit de se balader seule sans lui dans cet immense manoir. Cependant, relevant les yeux, elle remarqua qu’il ne s’agissait absolument pas de la personne à laquelle elle pensait. Un homme semblant mesurer près de deux mètres se tenait droit devant elle, contrairement à elle, il ne semblait pas avoir bougé d’un poil et toisait la jeune femme d’un œil effrayant. Voilà donc d’où venait sa mauvaise impression de tout à l’heure. Avalant sa salive, la jeune demoiselle recula à même le sol pour lui échapper. Les dernières instructions de Kanjô lui arrivant en mémoire juste à temps, elle frappa sur le sol deux fois de ses jambes à s’en faire mal.

« Ah je suis désolée, mais j’ai une excuse je cherchais un .. Mais .. Vous n’êtes pas K … HUMPF !»

La main de ce nouvel intervenant se posa sur sa bouche, l’empêchant de crier ou d’émettre d’ailleurs n’importe quel autre son. La soulevant comme si elle était une poupée de chiffon, il la remit sur ses jambes et lui intima de se taire si elle ne voulait pas qu’il lui arrive des bricoles. Dans sa poitrine, son cœur battait à sang à l’heure. L’homme âgé déjà d’un certain nombre d’année ne semblait pas avoir réalisé qu’elle avait tapé des pieds. Dans sa tête, une multitude de question tourbillonnait, qui était-il ? Comment connaissait-il ce lieu et surtout, que venait-il y chercher ? Comme quoi son hôte cachait encore bien des secrets. Tournant le dos à la jeune femme, l’homme semblait réfléchir. Il n’en fallut pas plus à Jewell pour tenter une fuite vers la cuisine où elle trouverait certainement de quoi se défendre ou au pire effrayé l’homme. A part son Holy dont elle ne se séparait jamais, elle avait laissé ses deux ärm offensifs avec ses vêtements dans la salle de bain à l’étage. Voilà qui lui apprendrait tiens. Alors qu’elle tentait de fuir, les bras puissants de son agresseur l’attrapèrent par les hanches et la secouèrent en le tournant face à lui, il avait un air de dément et elle devinait aisément qu’il n’accepterait aucune autre tentative de ce genre de la jeune fille. La toisant sévèrement, il prit la parole d’une voix grave et profonde qui l’effraya d’avantage. Tremblante, elle afficha un air plus ou moins neutre quand il lui posa ses questions.

« Je le sais .. C’est ici .. Ils l’ont caché ici .. Le plan .. Le plan pour la trouver.. DIS MOI OÙ IL EST ! »

A cet instant, l’homme semblait vraiment perdre la raison, la jeune femme ne savait absolument pas de quoi il parlait et lui avouant cela, il parut se calmer légèrement, ses yeux tournant dans leurs orbites comme un dément, il semblait avoir perdu l’esprit depuis bien longtemps, le genre d’homme courant après des chimères. Mais ça, elle se garderait bien de lui dire. Même si cela ne faisait qu’une ou deux minutes qu’elle avait taper au sol, il lui semblait qu’un laps de temps énorme s’était écouler, qu’est-ce qu’elle ne donnerait pas pour retrouver un visage amical plutôt que .. lui. Regardant aux alentours, l’homme reporta soudain son attention sur elle, il sembla deviner quelque chose parce qu’il la serra davantage, lui faisant mal à ses côtes toujours douloureuses de ses précédentes aventures dans la forêt. Elle en avait à nouveau presque du mal à respirer et luttait contre l’évanouissement, non elle ne pouvait pas, pas maintenant ..

« Petite garce .. Tu mens .. TU MENS ! C’EST ICI .. ET TU SAIS OÙ ! »
« Non je vous le jure .. Je ne sais rien .. Lâchez-moi .. »

Mais bon sang, qui était ce fou qui semblait chercher quelque chose de planquer ici avec tant d’acharnement, était-ce à cause de cela que Kanjô lui avait faussé compagnie dernièrement ? Ou peut-être n’était-il pas aussi proche qu’il avait bien voulu le lui faire croire ? Finalement, la pression au niveau de ses côtes disparut et elle put à nouveau respirer plus librement. Son esprit lui, restait toujours un peu embrumé à cause de la douleur.

| Merci pour le kit ~
J'ai pris quelques libertés au niveau du Rp, j'espère que tu ne m'en voudras pas ^^' |
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