Sujet: [OUEST] Kochiya... Retour au village natal ! Mer 19 Oct - 7:26
-Frérot... Ça va faire cinquante minutes qu'on vole comme ça, j'en peux plus...
Moi et Koba', on volait ensemble vers notre village natal. Bien évidemment, après s'être remis du combat contre cette enflure de Shigepantsu... Ça a vraiment été un choc d'apprendre que Koko était mon frère. Nan mais franchement... Y'avait combien de chances pour que je tombe sur lui en particulier, dans ce monde qui fait plus de trouzemille voire quarante-seize milliards de kilomètres...? C'était le destin. *trip de ouf* Rhâ, j'en pouvais vraiment plus. J'étais éreinté. Mais vraiment, quelle vue splendide... On voyant un horizon, mêlé du bleu du ciel, du vert des plantes et de la terre, et du blanc des nuages... Tout cela s'entremêlait à cause de notre vitesse et créait une sensation inouïe de fraîcheur, de liberté, de sérénité... C'était tout simplement fantastique. Même si la fatigue venait entacher le tableau... Pourquoi ce sort n'était efficace qu'une heure au maximum? Franchement, j'aimerais être comme ça toute ma vie, voler les cheveux au vent, foncer à toute vitesse, discuter avec des oiseaux... Ouais, les Roucoulements Célestes c'un sort super fun en fait. Tenez, par exemple. Y'a des oiseaux qui me parlent des supers grains qu'ils ont pu picorer près de la forêt d'Ecorsdur, qui se situait assez loin quand même par rapport à l'endroit où on était... L'autre nous parlait de sa liaison avec un corbeau femelle qui s'est mangé un coup de balai par un passant, et qu'un mage a froidement assassiné sous les yeux de son bien-aimé. Avec le passant qui fouettait le corbeau, mais c'est qu'un détail... Pauvre Jean-Mouloud et Catherine-Elisabeth, ils auraient pu vivre une véritable romance entre eux... Mais l'heure n'est pas aux pleurnicheries ! On doit absolument retourner au village natal. Je sais plus du tout pourquoi, mais il le faut. C'est une question de vie ou de mort ( Je crois ) !
Il fallait néanmoins se poser. Je voyais bien que frérot était tout aussi crevé qu'moi. Je lui fis signe de nous poser.
On s'est assis un moment, sans rien dire... On récupérait notre souffle. Ouaip', nos sorts volants sont vraiment crevants, je sais pas si vous vous en rendez compte, bande d'ignorants.
Je le regardais.
-Hey, frérot... On est encore loin? C'est toi qu'as la Carte, s'je m'souviens bien. Montre moi où on est... Et puis, aussi. Ça t'a pas fait un choc d'apprendre qu'on était frères toi et moi? Franch'ment, j'y croyais pas moi au début... T'imagines si on a encore un proche dans c'monde? Hahaha, c'serait d'la folie. Nan mais OLOLOL quoi, j'te jure, y'a combien d'chances que même si y'a quelqu'un d'plus d'notre famille dans c'monde, qu'on le croise? Sérieux, moi ça m'étonnerait. T'en penses quoi?
Je lui ai dit ça en ricanant, de temps en temps. Après tout, c'est vrai, y'a pratiquement aucune chance qu'on retrouve quelqu'un d'autre de notre famille un jour... 'Puis, m'étonnerait qu'y aie quelqu'un d'autre. Même si ça serait fun. Mouais, nan. Baaah, après tout, ça servait pas à grand chose de penser à ça, hein? Tant pis, j'attendais sa réponse. Ça m'intéresse, l'avis des gens, moi. M'enfin, que quand ça m'arrange, en fait... *:3head*
Dernière édition par Sasykki Yamakuni le Dim 30 Oct - 8:24, édité 4 fois
Kobagawa B. Maïden
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Sujet: Re: [OUEST] Kochiya... Retour au village natal ! Mer 19 Oct - 8:49
"-Frérot... Ça va faire cinquante minutes qu'on vole comme ça, j'en peux plus... -Déjà fatigué, petit oisillon ?
Bien sûr, ces paroles étaient purement ironiques. Moi même, j'étais crevé. Peut être un peu mois que Sasy, mais néanmoins crevé. Mais déjà beaucoup moins que ce combat avec ce foutu haut-mage, qui m'avait bien fait chier. Et pas qu'à moi, mes compagnons aussi devaient l'être. Mais tout de même, ce mage m'avait battu. La prochaine fois que je croiserai sa route, je l'aurai. Même si je dois m’entraînai nuit et jour. Et lors de cette prochaine fois, il sera à mes genoux, me suppliant d'arrêter de le taper. Hum, je savoure déjà ce moment.
Enfin, bref, dans ce combat, la chose la plus choquante que j'ai apprise, c'est que Sasy était en fait mon petit frère. Un grand choc pour nous deux, je suppose. J'avais eu comme qui dirait de la chance, ce jour là, à Freistya. Qui sait, si je serai rester sagement à l’hôpital, jamais je ne l'aurai trouvé. Ah, le doux parfum du destin. Dire qu'au début je considérai mon frère comme un moins que rien, une loque. Je me trompais bien. En effet, le sang Kobagawa coule dans ses veines, logique que ce soit un winner.
Bref, revenons en au voyage. Oh mais ... regardez moi ça. C'est beau la nature. Les fleuves, la forêt, la plage. Splendide, magnifique, extraordinaire, superbe, bluffant et même plus. N'empêche, ce que je keafais par dessus tout, c'est traverser les nuages, et sentir les sentir sur mes cheveux, et tout mon corps. La magie du vent est vraiment une magie incroyable. Je pouvais presque entendre ce que murmurait le vent qui sifflait dans mes oreilles.
D'ailleurs, il n'y a pas que le sortilège de vol qui est super. Le sort pour parler avec les oiseaux quand ont se fait chier, c'est super. Sur la route, on avait discuté avec deux oiseaux qui n'avaient pas eu de chance dans la vie. Des coups de balais, des histoires d'amours inachevés, voir qui n'ont jamais commencés. Quand on entendait tout ça, on se demandait pourquoi certains humains considéraient les animaux comme des inférieurs. Ils étaient comme nous, absolument comme nous. Un me ressemblait particulièrement, et aimait se poser près des bar pour renifler l'odeur de la bière. D'ailleurs je suis toujours en contact avec lui, ce petit Walid.
Enfin, revenons en encore une fois au sujet. Promis, je ne m'écarte plus de ça. Alors, après que j'eu appris que Sasy était mon frère, et qu'il ne se souvenait presque de rien hormis de moi, je décidais de lui montrer l'endroit où il était né. Ça m'aiderai à me rappeler de ma tendre enfance à moi aussi. Mais avant d'arriver, nous avions utilisé trop de magies, et nous devions nous poser avant de tomber subitement, ce que l'ont fit. Après le vol, nous nous étions assis sans rien dire un petit moment, histoire de reprendre nos forces.
-Hey, frérot... On est encore loin? C'est toi qu'as la Carte, s'je m'souviens bien. Montre moi où on est... Et puis, aussi. Ça t'a pas fait un choc d'apprendre qu'on était frères toi et moi? Franch'ment, j'y croyais pas moi au début... T'imagines si on a encore un proche dans c'monde? Hahaha, c'serait d'la folie. Nan mais OLOLOL quoi, j'te jure, y'a combien d'chances que même si y'a quelqu'un d'plus d'notre famille dans c'monde, qu'on le croise? Sérieux, moi ça m'étonnerait. T'en penses quoi?
Je pris la carte qui était dans mon sac, et la jeta dans une rivière qui passait par là.
-Pas besoin de cette carte maintenant. J'en avais juste besoin pour trouver la plage. Maintenant, le village devrait se trouver au Nord. Un choc ... Pas vraiment. Je dois dire que dés que je t'ai vu, j'avais comme un pressentiment. Après, ce qui me choque, c'est que j'ai pu te trouver, et que tu sois devenu rebelle. Comme quoi. Un proche ...
Je ricana violemment avec une pointe d'ironie, me faisait me rappeler de tout le carnage sanglant. Une larme tomba de mon oeil gauche, à cause d'un moment d’inattention. Franchement, si je pouvais me démunir de ce sentiment de tristesse, je me sentirai beaucoup mieux.
-Ça m'étonnerai, tous son mort. Nous sommes seuls.
Je me leva et tendit la main la main à Sasy. Il l'a pris, et je l'aidais à se relever. Après quoi, nous continuions notre route vers le village. Après quelques minutes, on pouvait apercevoir les ruines. J'évitais à tout prix de passer par l'entrée principale, pour ne pas renouer avec ce souvenir affreux, et de voir les squelettes ou la poussière de tout les gens que j'ai aimais. Alors que nous entrions par l'entrée de derrière, tout me revint. Je revoyais le village comme il était auparavant. Ah, le bon temps. Je regardais vite fait les maisons qui se présentaient devant nous. Je me rappelais de tout mes amis d’antan, mon premier amour et le reste. Encore une fois, je ne pu m'empêcher de perdre une autre larme, mais cette fois de joie.
-Ah, ça me rappelle la bonne époque d'auparavant.
Alors que nous continuions vers les autres maisons pour aller vers notre ancienne et montrer à Sasy où il était né, je vis une femme au loin. Elle me disait quelque chose, mais vu la distance, je n'arrivai pas à la distinguer. Je fronça les sourcils, et regarda Sasy avec un regard qui voulait dire : "C'qui celle là ?". Ce qui me perturbait le plus, c'était sa connaissance de ce lieu. Personne ne devait être au courant de l'existence de cet endroit. Peut être il y avait-il des survivants ... Je marchais doucement, en me concentrant sur la personne de devant. Mais qui c'était putain ...
Sujet: Re: [OUEST] Kochiya... Retour au village natal ! Ven 28 Oct - 5:11
Sweet dreams are made of this Les doux rêves sont faits de ça Who am I to disagree ? Qui suis-je pour ne pas être d'accord
I travel the world J'ai traversé le monde And the seven seas Et les sept mers
Everybody's looking for something Tout le monde est à la recherche de quelque chose
Berceuse discrète. Les notes s’enchainent, cristallines, innocentes, jetant parmi toute cette obscurité une aura malsaine. Suite capricieuse, extravagante, mélancolique, mystérieuse. Un souffle. Un murmure. Courant d’air ? La mélodie continue sur sa lancée, légère et pointue à la fois. Sifflement inaudible. Tic tac lointain. Tout était calme, ressortait seule la sombre berceuse aux notes juvéniles, le souffle d’une respiration apaisée, le son continu de la pluie contre des vitres de verres. Craquement sinistre. Grincement menaçant. Silence brisé. Un sursaut se fit sentir. Une main rappeuse et striée sortit des ténèbres pour enfin s’agripper avec une force désespérée à tout objets salvateurs qui soient, à moins que ce ne soit pour adresser un dernier adieu à ce monde. Malheureusement, dans ce trou sombre, seule la berceuse lugubre et morne résonnait, enjouée, riant du sort de la triste victime. Brisement. Silence. C’en était fini. Les minutes défilèrent comme des secondes. Tout était de marbre, à l’exception près d’une nappe rougeoyante qui couvrait peu à peu le sol. La berceuse reprit timidement, couvrant les quelques hurlements enfantins qui résonnaient dans la pièce devenue soudain étrangement froide.
Lumière, soleil, aveuglement. Ce fut avec un gémissement d'horreur et de surprise mêlées qu'Oxymore s'extirpa de ses rêves troublés. Un bourdonnement assourdissant rendait sa tête lourde et ses pensées douloureuses. Elle glissa un regard autour d'elle. Ses sens en alerte se calmèrent finalement, lui laissant le loisir de rassembler ses idées. Le frissonnement des feuillages et le gloutonnement de l'eau la renseigna vaguement sur la nature du lieu où elle s'était endormie. Adossée contre une petite bute de terre, la mer s'étendait à perte de vue devant elle. L'océan, les odeurs salées, le chant strident des mouettes qui virevoltaient au gré du vent marin. La jeune demoiselle se redressa lentement, saisie une nouvelle fois par une douleur mentale. Cauchemars et migraines qui n'étaient pas présents avant. Cela faisait déjà quelques jours que ça durait. Depuis le combat contre les mages rebelles, en fait. Depuis qu'elle s'était emparer d'un pouvoir étrange qu'elle avait immédiatement rendu contre son gré, en fait. Oxymore gronda légèrement à ce souvenir et secoua doucement la tête. Un colère froide lui serra le cœur. Elle se leva et observa les alentours.
Elle avait réclamé l'envie de s'isoler. Et lorsqu'une Verrecchia réclame quelque chose, héritier ou pas, on le lui accorde. Si la demoiselle n'appréciait guère disposer du pouvoir de son nom, elle ne niait pourtant pas son utilité. C'est ainsi que la jeune mage s'était dirigée vers cette contrée désertique, oubliée du monde, avec comme seul guide ses rêves et comme but, des réponses. Ses pas l'avait menés près de la mer, dans un endroit reculé du monde. Et pourtant si familier. Déjà des idées diverses se bousculaient dans la tête de notre jeune fille. Mais elle ne voulait pas tirer de conclusions hâtives, car rien n'était moins sûr que son propre passé. S'étant arrêtée pour récupérer et dormir un peu, elle avait eu tout le loisir de réfléchir à sa prochaine destination. Si Oxymore n'avait pas forcément l'habitude de voyager sur de longue distances, elle était plutôt débrouillarde et elle l'avait prouvé par ce voyage personnel. Un reniflement agacé sorti la demoiselle de ses pensées. Oxymore se retourna et s'avança sur la petite colline qui surplombait la plage. La monture qui lui avait été prêtée, affectueusement surnommée Requiem à cause de son sale caractère, l'observait d'un air mauvais. Elle semblait ne pas trop apprécier sa cavalière, et si la jeune fille n'avait pas suivit de stricts cours d'équitation, elle l'aurait désarçonné bon nombre de fois. Néanmoins, Oxymore n'avait rien dit quand on lui avait proposer de la prendre. De toute manière, la majorité des bonnes montures avaient été réquisitionnées pour les Hauts Mages. Aller à pied et se perdre dans un endroit inconnu était hors de question, elle n'avait donc pas insister. La demoiselle flatta le flanc de l'équidé avant de lui murmurer quelques mots dans l'optique de le calmer. La jument noir renifla encore une fois, mais ne rechigna pas à son contact. Oxymore vérifia que la longe était toujours bien attachée et tourna les talons. Elle n'était plus très loin.
Et elle avait raison, car quelques minutes plus tard, elle se retrouva au milieu d'une grande carrière. Une ambiance lugubre y régnait. Les ruines d'anciennes habitations se faisaient reconnaitre au milieu de bon nombre de décombres recouverts par la végétation. Ce n'était pas bien joyeux. La nature avait repris ses droits sur ce lieu apparemment autrefois habité. Oxymore trébucha. Elle se rattrapa de justesse à une petite barrière de bois encore debout, s'écorchant la paume sur les échardes qui s'en hérissaient. Grondant, la demoiselle se tourna pour voir ce qu'elle avait percuté. Une pointe blanchâtre dépassait du sol, recouvert de terre. Elle frissonna, devinant de quoi il pouvait s'agir. Des ossements. Et pas seulement ici. Partout. Qu'était-il arrivé ? La jeune fille se redressa finalement, avant de se rendre compte que des larmes perlaient de ses yeux. ... Hein ? Pourquoi ? Sa migraine recommença une fois de plus. Des images se bousculaient dans son esprit. Trop flou. Trop rapidement. Des sons, des odeurs. Des éclats de voix. Des sensations. Une poigne forte et réconfortante. Oxymore, pour une raison qu'elle même ignore, fondit en larmes, pour ces gens qui étaient morts. Pour ces gens qu'elle avait peut être connu. Pour ces gens qui ne lui diront rien de son passé. Pour ces gens sans sépulture ou tombe propre, bercés par la nature, retournés à l'état de poussière. Pour ces gens qui furent, mais qui ne sont plus. Alors qu'elle sanglotait silencieusement devant sa sinistre découverte, ses sens captèrent l'approche de présences humaines. La mage s'en fichait. Elle voulait juste pleurer sur le sort de ces gens. Elle voulait juste rester seule. Elle se reprit lorsqu'elle entendit un timbre familier. Son esprit, momentanément en pause pour laisser place au passé, se remit en route.
━ ... la bonne époque d'auparavant.
La voix se tue. Une sueur froide parcourue le corps de la jeune mage. Elle connaissait cette voix. Elle se redressa lentement, saisissant imperceptiblement la garde de la petite dague qui l'accompagnait partout. Si ses yeux étaient encore humides, son regard était devenu incroyablement dur. En face d'elle, deux individus qu'elle avait déjà vu. Déjà croisé. Déjà combattu. Il s'agissait de deux mages rebelles. Des ennemis. Oxymore observa les différentes possibilités qui s'offraient à elle. Deux mages du vent, contre une frêle demoiselle de la haute société sans aucun pouvoir bien utile en réserve. Elle déglutit lorsqu'elle reconnut l'un de ses deux interlocuteurs. Cheveux noirs en bataille, carrure solide, regard sombre. La jeune fille ne pouvait pas se tromper. C'était à cause de lui que toutes ses migraines la harcelaient sans arrêt. Il y avait quelque chose de bizarre avec son pouvoir. Quelque chose qui l'avait violemment rejeté dans un ricanement dédaigneux. Quelque chose qui l'avait mise hors d'état de combattre. Une vague d'effarement la saisit, mêlée de peur. Plus jamais. Plus jamais ça. La sensation qui l'avait saisit lorsqu'elle avait emprunté les pouvoirs de cet homme... Non.
Oxymore opta donc pour la fuite. Il s'agissait de la plus sage des solutions, lorsqu'on se trouvait dans sa situation. Mais la retraite lui était durement coupée. Deux mages du vent n'auraient aucun mal à la rattraper, aussi furtive et rapide soit-elle. Elle se redressa, un tremblement imperceptible la saisissant intérieurement. Ce n'était pas son jour. Vraiment pas. S'était elle fait suivre à son insu ? Non. Sinon, elle se serait faite attaquer avant. Oxymore se reprit calmement. S'ils étaient ici, ça voulait dire qu'ils connaissaient ce lieu. Et qu'ils pouvaient lui en apprendre sur son passé. C'était un euphémisme que de dire qu'elle pourrait leur arracher ces informations, mais elle pouvait au moins tenter de surprendre quelques mots dans ce sens. Elle darda un regard sur eux, tous deux immobiles devant elle. Elle saisit sa dague avant de la lancer sur le sol. Elle montra ses mains, l'air de dire qu'elle était désormais absolument inoffensive. Ce fut avec un ton ironiquement avenant et un sourire tout à fait artificiel qu'elle les aborda.
━ Mes salutations. Puis-je savoir ce que deux... Personnes telles que vous viennent faire dans ce lieu oublié ? Je ne pense pas que vous soyez le genre de mages à perdre votre temps avec de subtiles (et pourtant si inutiles) loisirs tels que la chasse ou la randonnée, n'est ce pas ?
Si Oxymore ne se voulait pas cassante, elle avait lamentablement échoué. C'était plus fort qu'elle. Mais une réelle curiosité l'avait assailli. Elle jouait un jeu dangereux. Mais n'était-ce pas son domaine ? Elle avait infiniment plus de chances de s'en sortir à sa manière qu'avec une arme en main. Infiniment plus.
HRPG:
Vous vouliez du RP, maintenant, vous assumez. é_è
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Spoiler:
Sasykki Yamakuni
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Sujet: Re: [OUEST] Kochiya... Retour au village natal ! Sam 29 Oct - 0:45
Spoiler:
Désolé Ikfes, mais Taïs m'a harcelé. e.e
²
Spoiler:
Tu crois qu'un peu de RP me fait peur? :3
^3
Spoiler:
Frérot, tu dois modifier ton âge en dix-sept, et moi en dix-neuf. On avait pas dit qu'je suis censé être ton grand frère? J'MP tout de suite Féfé pour lui demander d'effectuer les modif's nécessaires. EDIT Tschun : Hey mais tu vas pas tout modifier juste parce que tu veux être l'aîné ? Naméoh. è_é
Je lui avais demandé où nous étions. J'étais impatient de savoir si l'on arrivait, ou si on était encore loin. Un peu comme les gamins qui gueulent "ONEBIENTOHARRIVEHONEBINTOHARRIVEHJVEUFERPIPIJEFEKAKADANMAKULOTTLOL "... Oui je sais c'est infantile mais bon. Nananère si ça vous plaît pas. ( :3 ). Il a sorti la carte avec agacement Si tuuu veux trouuver ton chemin, tu me suivras, j'te suivrai, je suis la CARTE /dorapowa\ Donc, frérot a sorti la carte et l'a jeté dans une rivière, que je n'avais même pas remarqué. Après un bonne dose de regard wouatzeufeukien dans sa tronche, il se décida à me répondre :
-Pas besoin de cette carte maintenant. J'en avais juste besoin pour trouver la plage. Maintenant, le village devrait se trouver au Nord. Un choc... Pas vraiment. Je dois dire que dès que je t'ai vu, j'avais comme un pressentiment. Après, ce qui me choque, c'est que j'ai pu te trouver, et que tu sois devenu rebelle. Comme quoi. Un proche ...
Ensuite, il se mit à se marrer comme un schizo, reprit ses esprits et commença à chialer un peu. Mon dieu, je savais pas que mon frère était capable de passer d'un sentiment à son extrême opposé en moins de quinze secondes. World Record Beaten \o/ Plus sérieusement, je pense que son rire était plus ironique qu'autre chose. Il se foutait d'ma gueule, ça se sentait bien. Il devait me prendre pour un fou d'imaginer qu'encore quelqu'un de notre famille soit en vie.... Remarque j'le comprends un peu, y doit y avoir une chance sur trouzemille que cette personne soit en vie, et encore une chance sur quarante-douze mille qu'on la rencontre. Une soeur... Un frère... Qui sait? Même si ces chances sont infimes, notre solitude pourrait être comblée un peu par le bonheur d'une famille, et pas que d'un frère. Je sais qu'il devait être content de m'avoir comme grand-frère, car malgré son air sombre jmelapètsasukelol, je sais qu'il était triste et qu'il voudrait bien se reposer sur moi de temps-en-temps. Je suis là pour l'aider... Mais je ne suis pas suffisant, nous manquions tous deux d'un amour maternel. Du moins, lui, on lui a arraché, moi je n'en ai juste jamais eu. On manquait d'un parent, de plus de bonheur encore. Moi même, j'aurais aimé une soeur ou un frère de plus, là on formerait presque une famille...
-Ça m'étonnerait, tous son morts. Nous sommes seuls.
C'est bien un truc de gamin, ça.... Abandonner sans même avoir essayé. Franchement, je sais que c'est hyper peu probable... Mais cela valait le coup, non? On pourrait faire quelques recherches... Non? Même si notre village n'existe sur aucune carte et qu'il est inconnu de tous... Il doit quand même bien rester une trace d'eux quelque part! Mes pensées furent dissoutes par le lever de la main de frérot. Il montrait du doigt des ruines, des décombres, des catacombes. Un endroit lugubre, qui sent la mort à plein nez, à vous arracher le nez. Qui sent le sang si fort qu'on dirait que votre nez va exploser. Cette odeur répugnante, le sang, la mort, cette vue horribles, les ossements, les débris de ce qui étaient autrefois des maisons, des lieux où régnaient la paix et le bonheur... Des gens massacrés sans pitié, tant de sang versé inutilement, des larmes qui ont coulé sur ce sol dur et boueux à la fois, dégoûtant et attendrissant à la fois, il me donnait envie de pleurer et de rire, de me rappeler ma famille d'antan ou du véritable pogrom qui avait eu lieu ici, ces instants de souffrances intenses ou de bonheur exquis... C'est ici que je suis né, je ne suis plus jamais revenu ensuite. Qui sait comment j'ai quitté cet endroit? Qui m'a conduit? Qui m'a recueilli? Personne ne le sait, personne ne le saura jamais. Du moins, je pense, on sait jamais, on pourra toujours trouver un reste.
Frérot semblait caresser une maison qui devait être la nôtre, la mienne. L'endroit où ma mère m'a enfanté. L'endroit où j'ai vu pour la première fois ce monde cruel et sanguinolent. L'endroit où mes parents ont caché ma naissance à mon frère et m'ont tout simplement abandonné... Mais je ne leur en veux pas : ils devaient avoir une bonne raison. Qui sait ce que c'était? Des problèmes financiers? Peut-être que s'ils ne m'avaient pas abandonné, ils seraient morts de faim au lieu de mourir par la guerre. C'était peut-être mieux comme ça... De toutes mes forces. J'essayais de ne pas céder aux larmes. Je suis le grand-frère de Maïden, je me dois d'être fort... Non, je ne pleurerai pas. Mais mon visage était sombre... Je m'efforçais de l'éclaircir, pour mon frère. Mais je n'y arrivais pas. Qui pourrait sourire dans un moment pareil...? Seulement, je n'ai pas versé une larme. J'étais content, ça me suffisait. Et à frérot aussi, je pense...
Un bruit.
Un bruit de métal qui résonne, frappé à un mur. Passant ce bruit, me disant que c'est mon imagination, j'entends des bruits de pas. Mon frère aussi avait l'air d'avoir entendu ces bruits. Sans un mot, j'activais ma Célérité Céleste et je rattrapais en trois secondes chrono le fugitif. Ou la fugitive. Je la reconnaissais, c'était cette mage capable de voler les pouvoirs. Mais elle avait eu un problème contre frérot, je m'en souviens bien. Comme si c'était hier. Ses yeux étaient humides, elle venait de pleurer. Pourtant, son regard était plus froid que le coeur d'un iceberg. Dur et froid. Cette once de douceur et de tristesse n'était révélée que par cette larme qui coulait sur son visage, sa peau douce et écarlate. Elle nous fusilla du regard, puis jeta l'arme qu'elle tenait à la main. Aussitôt fait, je détruisais la dague d'une Lame de Vent, et frérot attrapa brutalement la fille. Elle se mit à parler.
-Mes salutations. Puis-je savoir ce que deux... Personnes telles que vous viennent faire dans ce lieu oublié ? Je ne pense pas que vous soyez le genre de mages à perdre votre temps avec de subtils (et pourtant si inutiles) loisirs tels que la chasse ou la randonnée, n'est ce pas ?
Elle croyait qu'on lui voulait du mal. Du moins, frérot avait l'air de beaucoup lui en vouloir. Ils se battaient, un véritable combat magistral qu'étaient ces deux regards, fixés dans leurs yeux à chacun d'eux. Je ne voulais pas que ça tourne en combat sanguinolent, on ne devait plus se battre. Surtout qu'elle était sans défense... Ce serait tellement lâche de s'attaquer à elle dans de telles circonstances.
-Frérot... Arrête. Lâche la, s'il te plaît. Tu vois bien qu'elle n'a rien pour se défendre, et puis même si elle essayait de voler nos pouvoirs il se passerait la même chose que la dernière fois. Laisse la tranquille s'il te plaît.
Mon frère m'obéit. Il marmonna quelque chose, mais l'ignorant, je me suis tout de suite mis à regarder cette fille. Toujours ce regard si froid, si dur. Moi, je la regardais d'un air triste. La pauvre, pourquoi un regard aussi cassant? J'étais sûr que ça ne lui plaisait pas. Toujours mon air triste. Pour lui montrer que je ne voulais rien de mal, que je n'appréciais pas ce regard. Après tout, même Mages et Mages Rebelles, nous en restons humains. Nous sommes pareils...
-Ecoute, on ne te veut pas de mal. Pas vrai, frérot...?
Je n'attendis pas sa réponse et je continuais.
-Ne t'en fais pas, tu es en sécurité ici. On veut juste parler, absolument pas nous battre. Après tout, tu es sans défense, ce serait lâche de nous attaquer à toi. Ahem... On n'aime pas trop tirer sur des lapins innocents, et pour la randonnée, on préfère voler. Bref... Que dirais-tu de faire une trêve pour l'instant? Après tout, tu n'as rien à y perdre. Nous étions en visite ici... Mon frère a grandi ici, et moi je ne savais pas qu'il l'était ( Qu'il était mon frère donc. ). Nous l'avions appris lors du combat, qu'on avait fait contre toi, le lapin et ce Shigepantsu, ou j'sais plus trop quoi. Du moins, le type qui se changeait en lapin avait l'air de l'appeler comme ça. Donc, c'est aussi, à ce qu'il paraît, mon village natal... Même si je n'en ai pas grand souvenir, cet endroit fait rejaillir énormément de sentiments en moi... Au fait... Je suis Sasykki Yamakuni et frérot, il s'appelle Maïden B. Kobagawa. Bhon, je suis censé être Sasykki Kobagawa, mais j'aime bien le nom de famille qu'on m'a attribué étant enfant. Bref. Peux-tu nous dire la cause de ta présence ici?
Je pensais avoir bien parlé. Frérot aussi avait l'air d'avoir son mot à dire. Je le regardais, comme si je lui disais " Calme toi, frérot, elle nous fera rien de toute façon... ". Je m'étais tourné vers elle. J'espérais que son regard s'adoucirait...
Kobagawa B. Maïden
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Sujet: Re: [OUEST] Kochiya... Retour au village natal ! Sam 29 Oct - 4:11
Cette silhouette. Elle me disait quelque chose. Au faire et à mesure que l'on s'approchait, je commençais à comprendre qui était cette personne. Une mage capable de voler la magie. Tss. Tu parles d'un don digne d'un lâche, ne servant absolument à rien. J'espère que je lui ai bien fais comprendre la dernière fois. Qu'est-ce que je déteste cette personne. Si je le voulais, je pourrai la briser sur place. Mais ce serait salir encore plus mon village natal. Une impureté si vous voulez. J'étais quelque peu en colère de ne pouvoir rien faire, mais je faisais tout pour que aucun des deux personnages ne s'en aperçoivent. Je lui jeta un regard haineux. C'était un peu comme pour lui dire "Casse toi d'ici, et vite". En même temps, j'aperçu des restes de larmes sur son visage. Pfeuh. Faible femme. Elle avait l'air de nous fusillait du regard. Ahah. Qu'est-ce qu'elle croyait faire, sincèrement. Elle jeta son arme. Huhun. Pas contente d'être impuissante ? Entraîne toi ma petite, c'est pas en grognant que tu deviendras puissante. Sasy détruisit la lame, après avoir foncé vers elle. Pas besoin de courir, une lame de vent dans les pieds, et elle rampera jusqu'à la fin de ses jours. D'un coup, j'eu l'impression qu'une force me poussait à évacuer toute ma colère. J'attrapa violemment la demoiselle.
-Mes salutations. Puis-je savoir ce que deux... Personnes telles que vous viennent faire dans ce lieu oublié ? Je ne pense pas que vous soyez le genre de mages à perdre votre temps avec de subtils (et pourtant si inutiles) loisirs tels que la chasse ou la randonnée, n'est ce pas ?
J'avais la net impression qu'elle se foutait de notre gueule. D'un coup, j'eu l'impression qu'une force me poussait à évacuer toute ma colère. J'attrapa violemment la demoiselle. J'essayais de me retenir, mais rien. Je l'étranglais presque. C'est à peine si je pouvais la voir, mes sens commençaient à me lâcher. Comme avant ... Je fus donc, un petit spectateur impuissant. Mes bras se mirent à rapprocher doucement l'oreille de la jeune fille, comme pour lui murmurer quelque chose. Tout cela, sans que mon frère ne s'en rende compte, et ma bouche se mit à parler toute seul. Une autre voix sortit, grave, sombre.
-Tu te rappelle de moi, petite ?
Mon corps s'écarta doucement, et je me mis à souris. Enfin "me". Mon corps se mit à sourire plutôt. La force qui m'animait semblait s'affaiblir, et je retrouvais peu à peu l'usage de mes sens. En premier, celui du toucher. Je sentis que la jeune demoiselle tremblait. Ahaha. Je ne peux m'empêcher d'être content. En quelques secondes j'avais donc retrouver l'usage de mon corps, et j'avais toujours en main la jeune mage. Je la serra un peu pour voir si je pouvais toujours forcer. Ben oui, je pouvais. En même temps, on sait jamais, ce serait bête que je perde toute ma force ... J'entendu mon frère, Sasy, un peu après.
"-Frérot... Arrête. Lâche la, s'il te plaît. Tu vois bien qu'elle n'a rien pour se défendre, et puis même si elle essayait de voler nos pouvoirs il se passerait la même chose que la dernière fois. Laisse la tranquille s'il te plaît.
-Pfeuh."
Je soupirais un moment, avant de relâcher violemment la jeune fille. Je jetais un coup d'oeil vers mon frère. Il semblait regarder Oxymore. Il était triste ... Je ne comprenais pas absolument pas pourquoi. Je me retournais en haussant les épaules, avant de reculer tout en regardant la jeune femme, vers mon frère. Il semblait être prêt à dire quelque chose. Je n'avais qu'à attendre. Enfin, j'étais toujours en train de me concentrer. Et ça devait se voir, je ne cherchais absolument pas à le cacher, et même si je le voulais je n'aurai pas pu. Cette chose mérite que je me concentre un maximum pour la repousser. Elle avait l'air de vouloir jouer à un jeu avec moi. Enflure de Byakuran ...
-Ecoute, on ne te veut pas de mal. Pas vrai, frérot...?
Je me forçais de ne rien répondre, en serrant les dents. Je devais calmer mes pulsions, les calmer, les calmer. Se concentrer, se concentrer, rien que ça. Heureusement, j'ai une méthode infaillible. Une souris verte, qui courait dans l'herbe .. je l'attrape par le coup, et PAN. Oouf. Ça allait déjà un peu mieux. Je soupirais, une nouvelle fois, avant de me tourner vers la jeune fille, toujours avec le même regard haineux. Sasykki se remit à parler.
-Ne t'en fais pas, tu es en sécurité ici. On veut juste parler, absolument pas nous battre. Après tout, tu es sans défense, ce serait lâche de nous attaquer à toi. Ahem... On n'aime pas trop tirer sur des lapins innocents, et pour la randonnée, on préfère voler. Bref... Que dirais-tu de faire une trêve pour l'instant? Après tout, tu n'as rien à y perdre. Nous étions en visite ici... Mon frère a grandi ici, et moi je ne savais pas qu'il l'était ( Qu'il était mon frère donc. ). Nous l'avions appris lors du combat, qu'on avait fait contre toi, le lapin et ce Shigepantsu, ou j'sais plus trop quoi. Du moins, le type qui se changeait en lapin avait l'air de l'appeler comme ça. Donc, c'est aussi, à ce qu'il paraît, mon village natal... Même si je n'en ai pas grand souvenir, cet endroit fait rejaillir énormément de sentiments en moi... Au fait... Je suis Sasykki Yamakuni et frérot, il s'appelle Maïden Kobagawa. Bhon, je suis censé être Sasykki Kobagawa, mais j'aime bien le nom de famille qu'on m'a attribué étant enfant. Bref. Peux-tu nous dire la cause de ta présence ici?
Je me mis à marcher vers la demoiselle, avant de lui dire :
- Ta présence ici, j'en ai rien à foutre moi. Je veux juste te dire que à la moindre erreur de ta part, je n’hésiterai pas à me servir de ta tête comme d'un sac à dos. Et aussi, fait très attention à ce qui se trouve ici. Je n’hésiterai pas à te couper la main si tu t'avises d'y toucher. Des mains comme les tiennes n'ont absolument pas le droit de toucher ces ruines.
Je continuais de m'approcher, en lui donnant un petit coup d'épaule avant de lui dire à voix basse, en souriant :
- Et non, tu n'es pas en sécurité ici.
Je me mis à continuer à marcher, en observant les ruines de mon village natale.
Sujet: Re: [OUEST] Kochiya... Retour au village natal ! Dim 30 Oct - 8:13
A l'instant même où elle avait prononcé ses mots, elle se fit brutalement saisir (broyer serait tout aussi juste, en réalité) le bras. Pas qu'elle ne s'y attendait pas, mais cette brusque douleur la secoua. Ce fut pire encore lorsqu'elle reconnu en son interlocuteur le jeune homme au regard sombre. Sa haine semblait réciproque, vu la façon dont il l'agressait du regard. Dans d'autres circonstances, Oxymore lui aurait sûrement adressé un sourire dédaigneux. Dans d'autres circonstances. Elle préférait ne pas trop faire sa maligne pour le moment. Faire profil bas, ne pas se la ramener. Onduler calmement et frapper aussi furtivement qu'un serpent. Pour quelqu'un d'aussi faible physiquement qu'elle, sans autres atouts que son pouvoir aléatoire, c'était une des solutions les plus sages. Elle sentit la poigne de son interlocuteur se resserrer autour de son bras. Ce fut avec une voix d'outre-tombe qu'il lui adressa quelques mots doucereusement murmurés.
━ Tu te rappelle de moi, petite ?
Un imperceptible frisson la saisit. Ce n'était rien comparé à ce qu'il se passait dans sa tête. A ces mots, une tempête avait éclaté dans l'esprit d'Oxymore. C'était quoi le problème de ce type ? Il était schizophrène ? Si ces questions prenaient une grande place dans ses pensées, ce n'était rien par rapport à la terreur brut qui s'était installée en elle. Une peur instinctive qui lui faisait rejeter de tout son être cette entité malsaine. La même entité qui l'avait empêché de s'approprier les pouvoirs du jeune homme, quelques temps plus tôt et qui l'avait abandonné sans ménagement dans la zone sombre de sa mémoire. Si la jeune mage était loin d'aimer ses deux opposants, ce n'était rien comparer à la haine qu'elle vouait à cet être qui la terrorisait au plus haut point. A cette instant, elle se sentait souris entre les griffes d'un lion. Oxymore se mordit les lèvres pour étouffer le gémissement de douleur qui lui monta à la gorge lorsque son opposant resserra une fois de plus sa prise sur son bras. L'intervention du second mage rebelle sauva définitivement son bras de l'arrêt sanguin.
━ Frérot... Arrête. Lâche la, s'il te plaît. Tu vois bien qu'elle n'a rien pour se défendre, et puis même si elle essayait de voler nos pouvoirs il se passerait la même chose que la dernière fois. Laisse la tranquille s'il te plaît.
Pour une raison inconnue, son oppresseur (c'était le cas de le dire) obéit aux mots du jeune homme, visiblement à contre cœur. Il lâcha Oxymore et ne se priva pas de lui faire perdre brutalement l'équilibre en passant. La jeune fille, contente de ne plus être en contact physique avec ce dernier, passa outre ce détail et se contenta de vaciller un instant. Elle mit quelques secondes à mettre ses pensées en ordre et observait attentivement les deux hommes derrière un regard froid et inébranlable. Si celui qui l'avait empoigné quelques secondes auparavant l'observait avec agacement distant, l'autre avait le regard voilé de tristesse. La demoiselle pencha légèrement la tête sur le côté. Elle ne comprenait pas. A moins qu'il soit naïf au point d'avoir été amadoué par ses airs de fragile poupée, elle ne voyait vraiment pas. Mais, et si c'était le cas ? Lorsque le jeune mage rebelle enchaina, Oxymore eut la confirmation à ses pensées.
━ Écoute, on ne te veut pas de mal. Pas vrai, frérot... ?
Ledit frérot n'avait pas l'air du même avis et le montrait bien par son regard sombre et son attitude raide. La jeune demoiselle se surprit à se demander ce qu'il se serait passer si l'autre mage rebelle n'avait pas été là. Elle se retient de grimacer et s'accrocha à la prise inespérée qui été apparue devant elle. Tant que l'autre mage la prenait en pitié et tempérait l'autre psychopathe, tout irait bien. Il continua sur sa lancée.
━ Ne t'en fais pas, tu es en sécurité ici. On veut juste parler, absolument pas nous battre. Après tout, tu es sans défense, ce serait lâche de nous attaquer à toi.
Oxymore en doutait fortement. Mais elle se tue et se contenta d'écouter sagement la suite.
━ Ahem... On n'aime pas trop tirer sur des lapins innocents, et pour la randonnée, on préfère voler. Bref... Que dirais-tu de faire une trêve pour l'instant ? Après tout, tu n'as rien à y perdre. Nous étions en visite ici... Mon frère a grandi ici, et moi je ne savais pas qu'il l'était ( Qu'il était mon frère donc. ).
La jeune mage buta sur cette affirmation. Elle n'y croyait pas. Mais cela collait parfaitement à leur présence ici. Mais ce n'était pas possible. Un tourbillon de pensées la saisie.
━ Nous l'avions appris lors du combat, qu'on avait fait contre toi, le lapin et ce Shigepantsu, ou j'sais plus trop quoi. Du moins, le type qui se changeait en lapin avait l'air de l'appeler comme ça.
C'était Shigekazu, connard. Cette pensée eut pour effet de mettre un peu de clarté dans son esprit et de lui rappeler où elle était. En plus de la montée d'une belle vague d'irritation.
━ Donc, c'est aussi, à ce qu'il paraît, mon village natal... Même si je n'en ai pas grand souvenir, cet endroit fait rejaillir énormément de sentiments en moi... Au fait... Je suis Sasykki Yamakuni et frérot, il s'appelle Maïden Kobagawa. Bhon, je suis censé être Sasykki Kobagawa, mais j'aime bien le nom de famille qu'on m'a attribué étant enfant. Bref. Peux-tu nous dire la cause de ta présence ici ?
Oxymore ne releva pas le fait que le dénommé Sasykki était partit pour lui raconter sa vie. Elle était trop préoccupée par les dires de ce dernier. Préoccupée, choquée, pensive, étonnée. Et cette sensation qui lui brouillait l'esprit et s'entortillait autour de ses pensées. Étrangement, la mage ne doutait pas de ses paroles. Mais ça ne voulait rien dire. Absolument rien. En pleine confusion intérieure, la jeune fille laissa tomber son masque de dureté. Elle aperçu à peine l'autre mage, Maïden, s'avancer vers elle.
━ Ta présence ici, j'en ai rien à foutre moi. Je veux juste te dire que à la moindre erreur de ta part, je n’hésiterai pas à me servir de ta tête comme d'un sac à dos. Et aussi, fait très attention à ce qui se trouve ici. Je n’hésiterai pas à te couper la main si tu t'avises d'y toucher. Des mains comme les tiennes n'ont absolument pas le droit de toucher ces ruines.
A ce moment là, Oxymore du enfoncer ses ongles à en faire saigner ses paumes pour se retenir de lui cracher dessus. Des mains comme les siennes valaient bien mieux que celles d'un traitre comme lui. Traitre, traitre, traitre. Une colère froide lui emplie le cœur. Elle avait envie de hurler sa haine, de lui bondir dessus et de l'étrangler à mains nues, de l'entendre glapir de douleur, de le briser jusqu'à la folie. Celle du mage rebelle ou la sienne.
━ Et non, tu n'es pas en sécurité ici.
Une barrière en elle se brisa. Une limite à ne pas franchir. Un mur protecteur. Une vague de fureur la submergea, engloutissant raison, sang-froid et retenue. Puis plus rien. Un calme froid, glacial. Une incroyable clairvoyance. Une témérité sans bornes. Un rictus carnassier s'afficha sur le visage habituellement neutre de la jeune fille.
━ Si t'as un problème avec ma présence, mon chou, tu ne peux t'en prendre qu'à ton petit ami qui partage ta tête. Je fais ce que je veux, je vais ou je veux. Si ça te dérange, tue moi donc, et souille toi même cet endroit que tu considères comme sacré. A toi de voir.
A ces mots, la jeune demoiselle ajouta un regard entre le défi et la moquerie, le provoquant ouvertement.
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Sasykki Yamakuni
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Sujet: Re: [OUEST] Kochiya... Retour au village natal ! Dim 30 Oct - 10:53
J'étais content. J'avais rassuré Oxymore, qui avait perdu ce regard affreux, plein de haine et de dégoût. De dureté et de froideur, de glace et d'aubergine. Oxymore allait pouvoir visiter cet endroit à nos côtés. Cette perspective me plaisait énormément : je voulais que la paix règne en cet endroit que la désolation envahit. Je voulais que cet endroit puisse retrouver une paix oubliée depuis des lustres. Offrir enfin un repos à notre famille, et à leurs amis... Cependant, il a fallu que mon frère sodomise mon trip avec la puissance et la violence d'un écureuil qui grignote une bombe nucléaire et qui la fait exploser.
-Ta présence ici, j'en ai rien à foutre moi. Je veux juste te dire que à la moindre erreur de ta part, je n’hésiterai pas à me servir de ta tête comme d'un sac à dos. Et aussi, fait très attention à ce qui se trouve ici. Je n’hésiterai pas à te couper la main si tu t'avises d'y toucher. Des mains comme les tiennes n'ont absolument pas le droit de toucher ces ruines.
Putain.... Et voilà qu'il réduit à la taille d'un acarien tous mes efforts pour rassurer Oxymore.... J'essaye d'éviter des batailles et de verser du sang sans raison et lui il s'amuse à ébranler le peu de confiance que j'avais réussi à tisser avec Oxymore. D'un côté, qu'est-ce qui me poussait à la protéger? Je me suis mis à y réfléchir. Est-ce que c'était vraiment le fait que je ne veuille plus que cet endroit soit souillé? Ou alors, était-ce seulement un prétexte que je me faisais à moi même, pour simplement combler ma solitude...? Non... Je ne devais pas douter de moi. Je ne voulais pas qu'à nouveau règne la terreur ou la douleur ici. Ni la haine. Je ne voulais plus que des sentiments positifs. Après tout, c'était cette motivation qui m'a poussé à devenir rebelle. Un monde Peace, Love and Kisses.... Où tout est harmonieux et calme, où personne n'est en guerre, où les soucis majeurs sont ceux du quotidien... J'en rêve. J'en rêve que trop. Mais je sais bien que c'est un rêve inaccessible... Et pourtant, j'me bats pour lui. Qui sait? Il doit y avoir des gens qui pensent que les optimistes n'ont pas leur place dans ce monde. Qu'il est noir, froid et cruel.
Moi.
Jamais, je dis bien jamais; je n'accepterais ça. Jamais de chez jamais j'abandonnerai ça. J'y crois, et un jour, le monde sera comme je viens de vous le décrire. Un monde où les poneys bouffent des chenilles multicolores et chient des merdes arc-en-ciel.
-Et non, tu n'es pas en sécurité ici.
Là. C'est là, que mon effort était réduit à néant. Mon frère a tout brisé avec cette phrase. Envolés, les mots que j'ai dit. Disparus, la gentillesse que j'ai tenté de montrer à Oxymore. Aboli, mon air de tristesse et de peine. J'en avais marre, de la violence. Pourquoi toute cette merde s'abat sur nous? Pourquoi des gens que j'ai envie d'aimer doivent forcément ne pas s'aimer entre eux? Pourquoi tout ce conflit? Répondez moi ! Pourquoi?!
Tout est englouti. Oxymore s'énerva. Non, s'énerver est mignon comparé à ce qu'il était en train de lui arriver. Une haine incommensurable se faisait sentir en elle. Une rage constipante l'envahissait. Une rage affreuse. Son aura en débordait, en dégoulinait. Son aura était si enflammée par cette dégoûtante rage qu'elle polluait à des kilomètres à la ronde. Même de loin, on pouvait sentir sa colère. Sa fierté se faisait piétiner par quelqu'un qu'elle considérait comme une giga-sous-merde. Là, elle explosait.
-Si t'as un problème avec ma présence, mon chou, tu ne peux t'en prendre qu'à ton petit ami qui partage ta tête. Je fais ce que je veux, je vais ou je veux. Si ça te dérange, tue moi donc, et souille toi même cet endroit que tu considères comme sacré. A toi de voir.
Ses paroles me transperçaient la poitrine. Non, elles me la déchirait. Me la déchiquetait, me la broyait. Je sentais mon coeur se serrer. Des paroles remplies de haine. Chaque mot me faisait me raidir encore plus. Chaque mot me donnait encore plus envie de pleurer. Le ton assassin qui se dégageait de ses lèvres me faisait littéralement chier dans mon froc. Ça m'énervait. Ça m'attristait. J'voulais que ça s'arrête. Ses paroles, aussi coupantes que des morceaux de verres, résonnaient dans ma tête... Mais je mis un petit temps à reprendre mes esprits. Toujours ce petit " Combat d'regards " entre frérot et Oxymore... Sentant qu'il allait passer à l'action, et donc anticipant cela, je réagis le plus vite possible en m'approchant de la jeune fille.
-Frérot, rien ne sert de t'énerver. Je sais que vous n'êtes pas spécialement en bons termes, mais je ne veux pas que cet endroit soit saccagé... Enfin, façon de parler, il l'est déjà... Je veux seulement une petite trêve. Juste pendant qu'on est là. On y profit'ra tous : à trois, les recherches que nous sommes venus faire iront bien plus vite. Je suppose que tu es venue faire des recherches ici, Oxymore...?
Je sentais bien que mon frère n'appréciait pas mes paroles. Mais je me devais de les rassurer tous les deux, de faire en sorte de décrocher cette trêve.
Je m'approchais d'Oxymore et lui passais machinalement la main dans les cheveux, tout en la regardant dans les yeux. Mon dieu, j'étais ridicule....
-Je t'assure, tu n'as rien à craindre. Pardonne mon frère, il est un peu impulsif.
J'ai essayé d'avoir l'air rassurant. Mais c'était vach'ment compliqué quoi, surtout après ce que frérot lui a craché à la tronche.
Je lui ai un peu souri, même si c'était difficile pour moi, dans un moment pareil. On aurait plus dit une grimace qu'autre chose...
Je me dirigeais vers mon frère, maintenant. Il serrait les fesses comme pas possible, comme s'il avait une diarrhée explosive. On dirait qu'il essayait de réprimer quelque chose.... J'ai fait souffler un petit vent sur lui, et je lui ai dit doucement :
-Frérot, calme toi, détends toi... Tu n'as pas à t'énerver, relaxe toi. Elle ne nous fera rien, elle ne peut rien nous faire...
Il avait l'air d'aller mieux... Je n'en étais pas sûr, mais c'était mon impression.
Je pensais les avoir à peu près rassurés. Mais bon, je n'allais pas attendre deux heures ici à rien foutre, y fallait que j'enchaîne sur quelque chose. Et donc, sans transition, mes amis....
-Mwuh... Je propose qu'on commence les recherches. On va essayer de fouiller un peu les maisons, histoire de voir ce qu'on peut y trouver. Aller, on y goooooooo o/ !
Après avoir gueulé ça, j'ai lancé mon bras n l'air genre " Youhouuuu o/ " mais ça a plus tourné en " Youh...hou...? o/~~ " .... Mon dieu, ce que j'étais pathétique.... Et comme je n'osais plus bouger, bhen j'avais l'air encore plus con. J'espérais qu'au moins ça les ferait rire... On verra bien.
Kobagawa B. Maïden
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Sujet: Re: [OUEST] Kochiya... Retour au village natal ! Lun 31 Oct - 2:04
━ Si t'as un problème avec ma présence, mon chou, tu ne peux t'en prendre qu'à ton petit ami qui partage ta tête. Je fais ce que je veux, je vais ou je veux. Si ça te dérange, tue moi donc, et souille toi même cet endroit que tu considères comme sacré. A toi de voir.
━ ...
Que dire. Rien. A vrai dire, j'aurai aimé l'a tué sur le champs. Mais je devais faire taire cette envie. Je m'en suis rappelé quand elle a parlait de l'ami dans la tête. D'ailleurs. Ami ? Rien que pour ça, je devrai la tuer. Le problème de cette endroit sacré, je le règle sans soucis. Il me suffit simplement de la traîner par les cheveux vers l'extérieur. J'aurai pu faire tout cela sans soucis, mais deux problèmes subsistaient. Le dit "Byakuran", et mon frère. Mais je dois avouer que Byakuran me gêner bien plus. Si j'aurai répondu, je pense qu'une dispute de merde aurait éclatée. Et nous connaissons tous la suite. "Mon ami" serait venu aussi vite que possible pour saisir sa chance de me voler mon enveloppe corporel. Quel merdier. J'étais impuissant, et en colère. Je décidais donc de serrer les dents, et de marcher l'air de rien. Ne pas souiller les âmes et les ruines de mon village, c'est tout ce qui comptait. Alors que je contemplais les restes du village, j'entendis Sasy au loin.
━ Frérot, rien ne sert de t'énerver. Je sais que vous n'êtes pas spécialement en bons termes, mais je ne veux pas que cet endroit soit saccagé... Enfin, façon de parler, il l'est déjà... Je veux seulement une petite trêve. Juste pendant qu'on est là. On y profit'ra tous : à trois, les recherches que nous sommes venus faire iront bien plus vite. Je suppose que tu es venue faire des recherches ici, Oxymore...?
Déjà je me demandais comment cette grognasse connaissait cette endroit. C'est aussi une bonne raison pour me débarrasser d'elle. Après, pour le cas Sasy ... Une trêve ? Il en demandait beaucoup, même si je dois avouer que c'est ce que je voulais aussi. Dire que l'on était venu ici pour sourire, peut-être pleuré, mais se battre, je dois avouer que ça ne m'avait même pas effleuré l'esprit. Moi qui aime me battre pourtant. Mais la petite fillette avait changé ça en une guerre contre moi même. Qu'est-ce que ça me faisait chier. Une mage que je n'aime absolument pas, un frère qui me retient de la dérouiller, et une voix, au fond, qui rigole, se fout de moi, me provoque, essaye de prendre le contrôle. Ça faisait longtemps qu'une merde pareille n'était pas arrivée. Je continuais donc de marcher, sans me soucier des autres. Quand soudain, je sentis un petit vent dans le dos. Coucou Sasy.
━ Frérot, calme toi, détends toi... Tu n'as pas à t'énerver, relaxe toi. Elle ne nous fera rien, elle ne peut rien nous faire...
━ Ce qui compte, c'est ce que je peux lui faire.
Ce qu'avait dit mon frère m'avait un peu calmé. Mais je restais néanmoins énervé. Je marchais, donner des coups de pieds dans des cailloux pour faire passer ma haine, chanter des petites chansons douces dans ma tête, serrer les poings, m'imaginer la mage recouverte de sang, à implorer mon pardon ... Et pleins d'autres choses que je ne citerai pas dans ce texte. L'ambiance était vraiment morbide, tendu .. une ambiance vraiment à chier. Une sale ambiance de diarrhée. On marcher, et on se la fermer. Mais bon, je suppose que hormis des insultes et autres choses sympathiques de ce genre, je ne pourrai rien dire d'autres. Sasy lui, avait des choses plus ou moins joyeuses.
━ Mwuh... Je propose qu'on commence les recherches. On va essayer de fouiller un peu les maisons, histoire de voir ce qu'on peut y trouver. Aller, on y goooooooo o/ !
Je me pu m'empêcher de ricaner doucement, avant de marcher un peu plus vite vers les maisons de mes ex-coupains. Tout me revenait petit à petit, des choses que j'avais oublier. Le manteau du petit Jimmy, le vieux vélo du grand Ryu. Et le petit parc où j'essayais de faire venir ma magie. Dire que je croyais pourvoir maîtriser le feu, ou l'eau. Je ne m'attendais pas à contrôler le vent. Comme quoi, je ne me connais pas. Et oui, car mon père m'a enseignait que la magie, ça ne se choisit pas. Tout est défini en fonction de notre caractère etc... Le vent. Libre comme l'air peut être ? Glacial comme un vent froid ? Oh, et puis, je m'en fous. Alors que nous continuâmes de marcher, je pouvais apercevoir au loin, la maison où j'ai grandis, la dernière maison où j'ai mis les pieds. Je la montrais du doigt en disant :
Sujet: Re: [OUEST] Kochiya... Retour au village natal ! Ven 24 Fév - 9:35
Mais tu fous quoi ? Tu essayes de te faire tuer ? Arrête de jouer les suicidaires, ça ne te mènera à rien. Reprends-toi. Quelqu'un comme toi devrait connaître où est sa place. En douter par les paroles d'un traitre ne font que mettre en doute ta propre loyauté. Quelqu'un de ton rang devrait savoir garder son calme, son sang-froid. Tu es faible. Faible. Faible.
Faible. Oxymore l'était. Elle le savait. Elle essayait de l'assumer. Ou du moins, de le supporter. Alors elle faisait comme elle pouvait. Lorsque vous n'avez pas de muscles, utilisez votre tête. Quel terrible malheur. Si seulement elle été née avec un pouvoir un tout petit peu plus puissant. Tout cela ne serait pas arrivé. Tout cela ne se serait pas produit. Elle aurait pu être utile, beaucoup plus qu'elle ne l'était. Elle n'aurait pas eu à endurer la torture de la présence de ses deux interlocuteurs. Elle n'aurait pas eu besoin de les tolérer. Elle n'aurait pas eu besoin de faire tout cela. Te lamenter. Tu ne sais faire que ça ? Faible créature. Faible. Faible. Oxymore secoua doucement la tête. Serra les dents. Pris sur elle. Tout autour d'elle s'était effacé. Aussi bien les paroles désagréables du rebelle, aussi bien la terreur sourde au contact de l'entité qui la hantait. Garder son sang-froid. C'était bien la meilleure chose à faire. La jeune mage se concentra brièvement et mit fin à la colère qui l’immergeait quelques minutes plus tôt. Pas suicidaire, pas maintenant. Elle avait encore des choses à comprendre.
Ce fut avec un sourire mi-figue mi-raison qu'Oxy constata que son ennemi tant détesté s'était détourné rageusement. C'était drôle de voir comment son présumé frère essayait de calmer la situation. Dans le fond, la jeune mage était bien contente d'elle. Elle décida à cet instant de ne rien céder aux traitres qui empiétaient sur le territoire de ses souvenirs. Elle écoutait d'une oreille distraite les dires du mage du vent, s'intéressant à ce qui l'entourait.
━ Frérot, rien ne sert de t'énerver. Je sais que vous n'êtes pas spécialement en bons termes, mais je ne veux pas que cet endroit soit saccagé... Enfin, façon de parler, il l'est déjà... Je veux seulement une petite trêve. Juste pendant qu'on est là. On y profit'ra tous : à trois, les recherches que nous sommes venus faire iront bien plus vite. Je suppose que tu es venue faire des recherches ici, Oxymore...?
La jeune mage ne prit même pas la peine d'étouffer un ricanement ironique. Il croyait quoi, lui ? Que le monde était rose ? Qu'il suffisait de dire "Trêêêêve !" pour que les chiens et les chats arrêtent de s'égorger entre eux ? S'allier avec des rebelles. Oxymore préférait encore mourir des mains de ce sale traitre, et ce ne serait pas lui qui s'en serait plaint. Alors qu'elle s'apprêtait à lancer haut et fort son avis sur le sujet, son interlocuteur se rapprocha dangereusement d'elle. La jeune demoiselle resta de marbre, allant jusqu'à se laisser faire lorsqu'il passa une main dans sa chevelure d'ivoire. C'était vraiment incroyable. Autant l'un aurait été prêt à l'éventrer à la première occasion, autant l'autre semblait se foutre complétement de leur différent. Elle le fixa longuement, doutant d'un stratagème pour lui faire baisser sa garde. Au fond, elle savait que ce n'était pas vraiment ça.
━ Je t'assure, tu n'as rien à craindre. Pardonne mon frère, il est un peu impulsif.
Impulsif. Oxymore n'était pas sûre que c'était le mot. Psychopathe, oui. Schizophrène, oui. Impulsif, ça passait au second plan. La jeune demoiselle fixa le mage rebelle. Etait-il réellement sérieux ? Ça allait pour lui, de garder un ennemi désarmé sous les yeux, de le rassurer, de faire une trêve en sa faveur ? Il était débile ou c'était juste un abruti crédule ? La mage ne savait trop quoi en penser. Lorsqu'il se détourna pour s'occuper du cas de son compagnon, Oxymore se fondit dans les ruines. Puisqu'elle était là, autant commencer les recherches, quitte à ignorer ces visiteurs intempestifs. Tandis que le mage trop naïf se lançait dans un discoure qu'Oxymore n'entendit pas et que son frère s'avança, tout comme elle, à la recherche de souvenirs, cette dernière entreprit de rassembler sa mémoire. Un blanc éclatant. Du rouge. Beaucoup de rouge. Puis du noir. Seulement des couleurs. Une odeur de fleurs fraîchement cueillies. Des rires enfantins.
Non. La jeune mage s'arrêta. Se retourna. Portant brièvement son regard sur les deux rebelles. Non. Rires enfantins, éclats de rire, jeux d'enfants. Chevelures hérissés de noir. Visages familiers. La jeune mage ouvrit de grands yeux. Non, non, non. Pas ici, pas maintenant. Pas eux. Paniquée, elle lança des regards autour d'elle. Ce n'était pas possible... Et pourtant. Cela expliquait tout. Leur présence en ces lieux. Cette étrange familiarité. NOOOOON ! Oxymore avait hurlé de toute sa voix. Ses deux interlocuteurs se retournèrent vers elle. Les yeux écarquillés, elle les fixa quelques secondes. Une minute. Sans prévenir, elle tourna les talons et s'enfuit à toute vitesse, faisant voltiger sa chevelure au passage. Tout mais pas ça. Pas ça. Pas eux, pas eux ! Détallant à toute allure, ses yeux devenant progressivement humides, Oxymore envisagea un rêve. Un cauchemar. Elle allait se réveiller vite. Bientôt. Elle constaterait que ce n'était rien. Juste un délire perfide de son esprit fatigué. Elle s'érafla la joue contre une branche qui lui faisait obstacle. Aïe.
Non. Non...
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Sasykki Yamakuni
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Sujet: Re: [OUEST] Kochiya... Retour au village natal ! Mar 28 Fév - 3:46
Après ma ridicule tentative pour apaiser l'atmosphère, j'ai constaté la disparition d'Oxymore. Je suppose qu'elle était partie chercher des indices quand à sa visite ici, je suppose que ça ne pouvait pas faire de mal et que ça collait à peu près avec l'idée de la trêve qu'je me faisais.
Frérot, lui, s'était mis à se balader entre différents endroits calcinés, ayant vaguement l'air de ce qu'ils étaient avant. Le spectre d'un parc se faisait voir, la silhouette d'un vélo qui devait appartenir à un ami, toutes sortes de détails insignifiants qui pourtant mettaient les larmes aux yeux de mon frère...
Je me mettais, moi aussi, à chercher quelques choses, peut-être que moi aussi je trouverais des souvenirs dans cet endroit... Oh, mais... Une peluche... C'était un style de cerise qui couinait... Des flammes, une chevelure blanchâtre, un monstre, un visage tendre, un autre visage encore plus tendre, de la jalousie, de l'envie, du blanc et du noir, mon frère accompagné d'une autre fille, cette même chevelure blanchâtre, de l'envie, un homme aux cheveux blancs qui meurt... Flashs, flashs, flashs. Ces choses tambourinaient dans ma tête encore plus fortement qu'un marteau. Je sentais que j'étais sur le point de m'évanouir. Toutes ces choses remontaient d'un coup, sans crier gare, comme une fusée qui vous transperce le cul et explose. Comme une bombe qui tombe du ciel et qui vous latte le crâne comme si vous étiez une balle de baseball, comme si Cloud tombait du ciel et vous balançait un Omnislash, même tout ça est pas assez fort pour expliquer cette surprise si soudaine...
Cependant, quelque chose m'intriguait... Qui étaient ces deux visages tendres...? L'un ressemblait beaucoup à frérot, je suppose que c'était maman... Et, cet homme qui mourrait? Il avait le même genre de cheveux que le second visage que j'ai vu... À quoi rimait tout ça? Je n'comprenais pas... Peut-être que ça s...
-NOOOOON !
Bordel, c'était Oxymore? Ni une ni deux, je sautais et m'envolais. Je repérais Oxy', courant dans un bosquet, s'enfuyant, criant, pleurant presque. Je volais à se poursuite. Une fois assez près pour ne pas la blesser, je tirais une lame de vent pour l'arrêter, ce qui fit son effet. Elle trébucha et s'écrasa au sol, me laissant largement le temps de foncer en piquée sur elle. ... Je la prenais dans mes bras, et me réenvolais pour le village. Je veux qu'elle m'explique pourquoi elle avait réagi comme ça. Même si ça n'a peut-être pas de rapports avec nous, ça concerne notre village et je voulais savoir de quoi il s'agissait.
-Calme toi, bordel!
Malgré ses débattements, je la tenais fermement et elle ne pouvait pas s'en aller. Voilà, maintenant j'étais assez haut pour qu'elle arrête de vouloir que je la lâche. Après la course poursuite, je revins vers mon frérot, qui n'avait pas l'air d'avoir réagi. Il s'était peut-être dit qu'elle avait rencontré une bête sauvage et qu'elle finirait en source de protéines pour une meute de loups affamés? Je suppose que ça l'aurait amusé...
J'arrivais au village, près de frérot. J'atterrissais. Je posais Oxymore au sol et la fit s'assir sur un rocher. Elle frémissait, grelottait presque... Son regard était effrayé, elle avait pleuré à chaudes larmes. Je m'assis et frérot, intrigué, avait l'air d'avoir envie de parler. Au moment où il prenait une inspiration pour se mettre à dire des choses qui enfonceraient sûrement la pauvre mage, je prenais la parole.
-Bon, Oxymore... J'espère que tu vas bien. Je ne sais pas ce qui t'est arrivé, et je veux le savoir. Pourquoi as-tu réagi comme ça? Réponds à ma question s'il te plaît.
J'étais anxieux, je voulais qu'elle me réponde. Je voulais savoir pourquoi elle avait l'air si traumatisée. Pourquoi elle pleurait. Les larmes ne viennent jamais pour rien...
Kobagawa B. Maïden
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Sujet: Re: [OUEST] Kochiya... Retour au village natal ! Mar 28 Fév - 20:41
Je me tenais maintenant devant ma maison. Ma fabuleuse maison dans laquelle j'ai grandit. Heureusement que les soldats ne se sont pas venu jusqu'ici, et de plus, à ce que je voyais, le temps semblait l'avoir plus ou moins épargné. En effet, la pierre était restait, elle. Quant au bois, lui il a totalement disparu, mais bon, il ne faut pas trop en demander, hein ? Ce que je trouvais assez étonnant, c'était que la pierre utilisée pour la maison était presque comme avant, alors que le sol lui totalement détruit : vous avez une chance sur deux de marcher sur de l'herbe - si vous avez de la chance - ou dans cette putain de boue qui va finir par me dégueulasser mes vêtements. Il faut croire que mon père était un bon constructeur.
Au faire et à mesure que je marchais, tout était plus clairs. La naissance de mon petit frère Sasy, moi, mes amis. D'ailleurs j'eus un léger sourire en me rappelant d'une amie, avec laquelle je jouait beaucoup étant gosse. Morte avec le reste, je suppose. Il doit surement rester des souvenirs d'elle, d'eux dans ma chambre. Je m'approcha de l'entrée, et vis que la porte avait disparu. A la place, du vide, et une vue sur le couloir. Un long couloir vide, gris. Cela m'avait un peu démoraliser. J'aurai aimé que ce soit comme dans mon rêve : moi, rentrant dans ma maison, et y voir tout le monde, comme avant. Un beau rêve. Alors que je commençais à rentrer dans la maison, j'entendis une voix familière criant :
━ NOOOOON !
Je me retourna violemment, en même temps que mon frère. C'était comme la dernière fois. Ils criaient eux aussi. Je me calmai après avoir vu la personne qui criait. C'était elle. Et, elle .. courrait ? Bon débarras ? C'est ce que j'aurai pu dire si Sasy ne s'était pas envolé comme un fou à sa poursuite. Toujours trop gentil lui ... Un jour, ça lui coûtera la vie. Elle aurait pu jouer la comédie, et s'emparait des pouvoirs de vents de Sasykki une fois qu'il était à porté de main. Et là, il aurait bien été dans la merde. Pfeuh. Je m'assis sur des restes de marches présents non loin de moi, avant d'observer la situation. Pas question que je le l'aide. Non, pas à ça.
Je ne pus m'empêcher de rire légèrement lorsque la jeune mage se prit presque une lame de vent envoyé par Sasy. Allez, à quelques centimètres près, elle était bien blessée ... peut-être morte ? A la place, elle trébucha. Assez comique de loin. Mon frère l'a rattrapé juste après ça, avant de s'envoler dans les airs, au dessus du village. Allez, lâche là ! aurais-je aimais crier. Mais bon, mieux valait garder ça pour moi, d'après ma tête. Elle avait l'air se débattre. Ça ressemblerait presque à un viol. Huhum ...
━Calme toi, bordel!
Comme une pauvre bête prête à se faire tuer, ou dévorer, la jeune mage avait l'air presque apeurée, et voulait s'enfuir. Néanmoins, Sasy la tenait assez fermement, et je ne pense pas qu'elle aurait pu se défaire de ses bras. Sasy s'envola un peu plus haut, histoire de lui dire "Va y, saute, et tu t'éclateras sur le sol comme un thon qui saute d'un avion !".Ça aurait bien son genre de comparaison. Ils redescendirent vers moi, devant moi. Je jeta un bref coup d'oeil à Oxymore. Et merde, elle était ... en pleine forme. Je regarda vers le côté en jetant un regard déçu dans le vide. Je me levais, près de Sasy, qui allait faire asseoir la jeune femme contre un rocher.
Elle avait l'air d'avoir vraiment peur, elle pleurait. Je ressentis une sensation que je n'aurais jamais du ressentir. Une sensation de pitié. J'avais presque envie de lui faire un câlin et de la rassurer. J'arrêtai donc de la regarder. Que m'arrivait-il ... Tu as tué tant de personnes, et une jeune fillette qui pleure ne te laisse toujours pas indifférent, Maïden ? Moi qui pensais avoir assez de force mental pour bannir ce genre d'émotions. Hmphf ...
━Bon, Oxymore... J'espère que tu vas bien. Je ne sais pas ce qui t'est arrivé, et je veux le savoir. Pourquoi as-tu réagi comme ça? Réponds à ma question s'il te plaît.
Ce qu'avait dit Sasy ... ça me disait presque à moi même "Allez, soit gentil toi aussi, aide là.". C'était la première fois, depuis très longtemps que je ne m'étais dit ce genre de choses. Je la regarde une seconde fois, prêt à parler. Mais, je ne savais que dire à une personne qui pleure. Peut être ne rien dire, et attendre. J'étais vraiment de plus en plus faible mentalement ... Serait-ce mon village natal, les souvenirs de mon enfance, qui aurait causé tout ça ? Je ne pus m'empêcher de dire, plutôt ... gentiment ceci :
Sujet: Re: [OUEST] Kochiya... Retour au village natal ! Lun 23 Avr - 8:14
Le paysage défilait rapidement devant ses yeux. Mais sa vue était trouble. Trouble et humide. Encore. Elle pleurait beaucoup, ces derniers temps. Pitoyable. Elle était capable de mieux, tellement mieux. Mais non. Toujours cette faiblesse omniprésente... Tenace et intraitable. Tout s'effaçait autour d'elle. Elle courait à en perdre halène. S'échappait. A quoi ? Il y avait plusieurs réponses à cette question. Fuir la réalité aurait été la plus juste. Mais jusqu'où ? Jusqu'à quand ? Jusqu'à en mourir ? Oxymore caressa inconsciemment l'idée. La mort était mille fois préférable à ce qu'elle devait assumer... Un souffle glacial mit fin à ses idées lugubres. Un sifflement et elle se retrouvait à terre, sa course fauchée par une rafale. La chute fut dure, mais la mage n'en teint pas compte. Seul comptait le fait de s'éloigner. Vite. Ne plus jamais aller là-bas. Enterrer son passé. Ne plus jamais les revoir. Mais les rebelles ne semblaient pas voir ça du même œil. A peine se fut elle durement écrasée sur le sol qu'une solide poigne la saisie. Elle se débattit sauvagement, peine perdue. Elle s'en fichait. Partir. Juste partir. Elle ne sentait plus le sol sous son corps. Elle hurlait. Elle se fichait de la hauteur à laquelle ils se trouvaient. Juste s'enfuir...
Elle entendit à peine le mage s'insurger. Son teint était passé de pâle à livide. Les larmes roulaient, infinies preuves de sa faiblesse, tristesse refoulée. Elle ne voulait pas y retourné. Non, pas là bas. Pas en leur présence. Elle n'arrivait pas à se calmer. Ses lèvres remuaient silencieusement en un mot. Mensonges. Et pourtant, elle savait. Elle l'avait toujours su, au plus profond d'elle même. Le sourire distant de sa "mère", le regard de dégoût de son "père". Substitut. Rien d'autre qu'une illusion. Ses fondations s'écroulaient sous le poids du mensonge. Elle comprenait. Oh oui, elle comprenait. Comme elle n'avait jamais compris avant. Le rebelle la déposa sans brusquerie contre un rocher. Elle ne le voyait plus. Sa vue était floue, et ce n'était pas seulement fautes aux larmes qui s'éternisaient sur son visage. La voix de son interlocuteur résonnait dans le silence pesant.
━ Bon, Oxymore... J'espère que tu vas bien. Je ne sais pas ce qui t'est arrivé, et je veux le savoir. Pourquoi as-tu réagi comme ça ? Réponds à ma question s'il te plaît.
Répondre à sa question. Ces mots percutèrent son esprit. Des questions dont elle avait à présent la réponse. Des questions qu'elle n'aurait pas du se poser. Jamais. Elle tremblait. Elle avait cherché des réponses. Elle les avait trouvé. Il cherchait des réponses. Elle allait les lui donner. Murmure inaudible. Même sang. En un souffle, toute la vérité. En un souffle, toute sa vie qui s'écrase.
━ Que t'arrive t-il, Oxymore ... ?
Oxymore. Était-ce vraiment son nom ? Le monde s'écroulait autour d'elle. Son monde. Une vague de malaise la saisie, suivit d'un étourdissement. Elle plaqua ses mains sur ses oreilles, souhaitant de tout son être que cela cesse. Flash. Couleurs aveuglantes.
Des rires, toujours aussi joyeux. Des enfants à la chevelure ébène. Main dans la main. Fratrie. Flash. Blanc, noir. Rouge. Flash. Gris. Gris terne, gris malsain. Mélancolie. Tristesse. Flash.
Oublie ton nom. Oublie ton passé. Oublie ta famille. Oublie tout. Tu es désormais une Verrecchia.
Vide. Vide intense, vide immense. Un trou dans son passé. Trou oublié, trou effacé. Oxymore était redevenue enfant. Elle observait ses frères, le regard vide.
Ses yeux se posèrent sur le second mage qui l'observait, une expression indéchiffrable sur le visage. Depuis quand Maïden avait perdu son sourire ? La Verrecchia en elle observait l'enfant, sceptique, choquée. Outrée. Colère, tristesse. Horreur. Sa personnalité se mélangeait, s'agitait. Hésitait. Vacillait. Traitrise. Mensonges. Elle eut un sursaut et reprit possession de son propre corps. Elle hurla, poussant violemment Sasykki. Aspirant son pouvoir. Le sentant affluer en elle. Froid et clair. S'emparant de son contrôle. Le vent tournoyait autour d'elle, une rafale projetant son utilisateur initial un peu plus loin, vidé de son propre pouvoir. Une boule d'air se forma autour d'elle, destructrice et incontrôlable. Oxymore se tenait en son centre, surélevée par rapport au sol, dans un position protectrice. Ultime défense de sa conscience, image de son esprit brisé.
Qui, finalement, était réellement le traitre ?
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Spoiler:
Sasykki Yamakuni
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Sujet: Re: [OUEST] Kochiya... Retour au village natal ! Lun 23 Avr - 14:03
Oxymore m'intriguait. De plus en plus. Toujours, l'Homme a cherché les réponses à ses questions. Il a trouvé, et a basé sa vision du monde par rapport à ces réponses. Si on se réfère à ça, je pouvais peut-être n'être encore que myope vis-à-vis de ce monde, vu que je n'ai pas la réponse à toutes mes questions...?
Le doute se creusait. Mon esprit commençait à se fendre en plusieurs parties, je perdais mes repères. Mes petites réflexions se mettaient à perturber mon esprit... Ce qui paraissait évident commençait à se flouter et à finir en amas de brindilles fragiles et incertaines. Je doutais de moi. Qui étais-je, dans le fond? Je ne connais même pas mes parents. Je doutais, sans arrêt. Mes pensées devenaient de plus en plus brumeuses au fur et à mesure que je me questionnais. Mon esprit gisait dans un gouffre d'ignorance, si profond que même le ciel ne paraissait être qu'un minuscule amas de photons comparé à l'obscurité aveuglante de la crevasse.
Oxymore pleurait. Mais pas comme tout à l'heure, comme quand je la tenais dans mes bras... Ses larmes proliféraient. Comme de la mauvaise herbe. Une putréfaction intense qui pourrit le visage. Ces larmes m'horripilaient. Des morceaux de souvenirs, des brisures de temps me revenaient comme des piques sauvages qu'on vous enfonce dans le coeur à la vitesse de l'éclair. On ne peut rien y faire. On retrouve des souvenirs. Un gamin qui rit. Une gamine qui rit. Une mère qui pleure. Un père qui crie. Ma respiration devenait saccadée, je voyais mes souvenirs en ces larmes. Comme si ses pleurs m'avaient donné ma réponse. Je commençais à comprendre. Malgré moi, je commençais à comprendre.
C'était furtif, rapide. J'avais du mal à tout discerner. Je voyais une fille aux cheveux blancs, ressemblant à son père, avec un visage fin et harmonieux, rappelant celui d'Oxymore. Dans ce souvenir, je tenais sa main et celle d'un autre garçon. Il riait aussi, et ses cheveux noirs de jais me faisaient trop penser à Maïden pour que je ne pense pas à lui. Et puis, subitement, je voyais du sang, des pleurs. Mon frère qui se déchaînait, se transformait en monstre. Moi qui me faisais enlever. Oxymore qui pleurait.
Et puis, tout disparut. Aussi vite que c'était venu, à la vitesse d'une flèche qui fend l'air. D'une Lame de Vent.
Oui, précisément.
Je repris mes esprits, les vagues sanglots d'Oxymore me tenant à la réalité, m'empoignant avec force vers cette terre que j'essayais d'oublier dorénavant. Je n'en pouvais plus. J'ai mal, j'ai mal. Ma poitrine me fait tellement mal. Ça fait mal, ça fait mal. Est-ce que ça s'arrêtera bientôt?
Oxymore s'arrêta. Au lieu de ce regard mi-haineux mi-las qui faisait tressaillir dans un cocktail d'effroi et de combativité, son regard s'était modifié du tout au tout. Une rage indescriptible s'y lisait trop bien. Tout s'était passé, fugitivement. J'étais trop déconcentré pour réagir à quoi que ce soit. Je sentis sa main sur sa poitrine, et à travers mes vêtements, sa divine douceur. Puis, une froideur glaciale m'envahit le corps. Une oxymore de douceur gercée me figea sur place, la sensation créait un mélange insupportable qui vous glaçait le sang jusqu'aux os et vous terrassait de tous son infime poids. Plus qu'une poussière, qu'un grain de sable contre la tempête qui se dressait au dessus de moi. Une tornade dévastatrice qu'Oxymore avait créé à l'aide de mon essence magique. Et pendant qu'elle se dressait avec une fière rage, décimant chaque brindille d'herbe survivante, chaque mauvaise herbe ayant poussé, chaque petit bout de vie où Oxymore était présente; moi, je m'étais envolé puis écrasé au sol avec l'honneur d'un pois chiche.
Je me levais. Par réflexe, je tentais de m'envoler, en vain. Je savais bien qu'Oxy avait pris mes pouvoirs. J'étais impuissant. Comme avant. C'était EXACTEMENT comme avant. Je voyais mon frère, fou de rage, et ma soeur, pleurant à foison, et moi, impuissant. Non, je ne voulais pas de ça. Non, je n'en peux plus. Je ne veux plus être soumis à cette fatalité. Cruelle destinée, je ne te laisserai pas décider de mes faits, de mes gestes, de mon histoire. Même si je devais crever, je laisserai plus ça... Me dominer...
- RRAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHH
Comme toujours. J'ai pas réfléchi, juste foncé dans le tas. Suivi mes instincts. J'ai foncé tête baissée dans ce tourbillon issu de ma propre magie. Sans pouvoirs, luttant contre ce vent destructeur. Chaque bourrasque était semblable à un coup de poing dans le ventre, rempli de frustration, de colère, de terreur, de folie, et de hargne. Je luttais contre ce vent, et marchais à petits pas pour tenter d'atteindre Oxymore... Lui parler, la raisonner... Je luttais contre ces brisures de souvenirs, ces larmes terrorisantes, je luttais contre la tristesse d'Oxymore...
J'avançais, chaque pas me donnait le tournis. J'avais envie de vomir, mon corps me faisait souffrir de part en part. Chaque centimètre plus près d'elle se faisait ressentir par des sentiments encore plus intenses. Un concentré de haine totale. Une envie de disparaître.
Argh. Ça fait mal... J'espère que ça sera bientôt fini. Non, je n'y pensais presque pas. Dorénavant, tout ce que j'avais en tête, c'était d'apaiser ma soeurette.
- O... Oxy...
Je devais continuer!
- Oxymore...
J'étais beaucoup trop proche du but pour m'arrêter là...!
- SOEUREEEETTE!
J'ai bondi. À quelques centimètres d'Oxymore. Si près. Je l'ai saisie, elle était en position foetale. J'ai pu la garder une vingtaine de secondes dans mes bras... Ce moment là était une réelle déconnexion. Les mots étaient sorti tous seuls, je ne me maîtrisais plus. Je me souviens de quelques murmures à son oreille. Je t'aime, je veux te protéger. Je prononçais l'impossible, je lui disais mes rêves. La serrant toujours plus fort dans mes bras. Elle, amplifiant toujours l'intensité de ce vent...
C'est fini, j'ai lâché prise. Je sentais la poigne du vent sur mon corps, tout mon corps entier. Il m'envahissait, comme quand je m'envole. Mais cette fois, c'est contre moi que ce vent va...
J'ai volé sur une bonne cinquantaine de mètres avant de m'écraser violemment au sol. Je ne pouvais, qu'avec difficulté, regarder Maïden, et Oxymore. J'allais perdre connaissance si je forçais encore trop. Je n'en pouvais plus, mon corps était ravagé. Garder les yeux ouverts représentait un gros effort...
Mais ce n'était qu'un grain de poussière, comparé aux douleurs de Maïden, Oxymore et moi.
Kobagawa B. Maïden
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Sujet: Re: [OUEST] Kochiya... Retour au village natal ! Mar 24 Avr - 21:03
( à écouter en même temps que la lecture, c'est un ordre ! è_é )
Je ne comprenais rien, et c'était assez ... énervant. Effectivement, j'ai toujours détesté ces moments de faiblesses, elle était là en train de pleurer comme une gamine à qui on aurait volé une poupée. Ça me faisait pitié. Tellement que je pouvais plus la regarder, c'était comme si ... ça me faisait du mal à moi aussi. Sans réponse à cette étrange sensation, je me retournai pour m'éloigner un minimum de la jeune fille, avant de donner un grand coup de pied dans un caillou qui n'était pas loin. Comme c'était frustrant.
Je m'appuyai contre un arbre non loin, avant de regarder le ciel. Tseuh. Aucun nuage pour m'amuser. D'habitude dans ce genre de situation, les nuages me font tout oublier. Je ne sais toujours pas pourquoi. Le côté "libre" du ciel peut-être. Disons que ça me fait rêver. Et penser au bon vieux temps. M'enfin, aujourd'hui, il n'y avait rien. Tout était là, devant moi. Mon frère essayant de raisonner une pauvre fille, le village, et moi. Cependant, une espèce de grand vide subsistait en moi. Impossible de dire de quoi il s'agissait, mais il était là.
Puis d'un coup, alors que tout se passait normalement - enfin, comme précédemment plutôt - ... un flash. Une force m'obligea à fermer les yeux. Puis, alors que tout aurait dû être sombre, une lumière, un homme. Des yeux violets. Une marque bizarre, des cheveux blancs. Une voix familière. Une voix qui, à chaque fois que je l'entendais, me faisait frissonner. La voix que je n'entends que lorsqu'il est là.
━ Tu ne te souviens toujours pas ?
Puis plus rien pendant quelques secondes. Le visage disparut. Il faisait noir, tout noir. Et pas moyen de rouvrir les yeux. Tout fut comme ça pendant pas mal de temps, puis, alors que je m'étais presque convaincu d'être devenu aveugle ou de m'être évanoui, une maison, deux enfants côte à côte, un homme en blouse blanche et ... mon père, ma mère, ensemble l'un à côté de l'autre, se regardant droit dans les yeux. Ils étaient tous heureux, tous très heureux. L'homme qui semblait être médecin s'avança, tout en tenant quelque chose dans ses bras.
━ Félicitations, c'est une fille ! Comment désirez-vous l’appeler ?
Tout me revenait. Certes doucement, mais ça revenait. Cette maison. Notre maison. Moi, Sasy et ...
━ Oxymore.
Puis un flash. Je me souvenais. Ce blanc, c'était elle. Ce moment de faiblesse. Ces larmes. Tout devenait clair. Tellement que, d'un coup, mes yeux s'ouvrirent, laissant place aux deux personnages qui étaient tous pour moi : ma famille. Sasykki Kobagawa et Oxymore Kobagawa. Hâté d'en parler à mon frère, je me levai, en marchant doucement en sa direction, avant de jeter un coup d'oeil à Oxymore et de m'arrêter net. Tant de haine et de rage dans son regard, mais pourquoi ? Très rapidement, elle posa sa main sur la poitrine de Sasy. N...non. A la seconde où j'avais essayé de sauter pour saisir la main de la jeune mage, mon frère s'envola quelques mètres plus loin, et une étrange tornade s'était formée autour d'Oxymore. La rage montait doucement en moi, mais ce n'était rien comparé à ce qui allait suivre.
━ RRAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHH.
Sasy se releva doucement, et avança difficilement vers la jeune mage, en murmurant des mots que je n'entendais point d'où j'étais. Que faire. Lui venir en aide ? C'est ce que j'avais essayé de faire, avant de me rendre compte qu'un vent violent nous séparait, une espèce de Lame du Vent permanente. Une barrière entre lui et moi. Incapable de quoi que ce soit, voila ce que j'étais. Je ne pouvais qu'assister à la scène, et m'énerver de plus en plus. Vraiment pathétique. Moi qui me croyais assez fort pour ça.
- SOEUREEEETTE !
Alors comme ça, il s'en était souvenu, lui aussi. Mais elle, le savait-elle ? Je devais savoir. D'un geste brusque et rapide à la fois, mon frère bondit tel un animal sur Oxymore avant de non pas l'attaquer mais de lui faire une sorte de câlin, pendant plusieurs secondes. Il semblait lui murmurer des choses, mais elle ne semblait pas vraiment y faire attention : la puissance dévastatrice de la tornade atteignait son paroxysme. Sasy fut blessé de partout lorsqu'il lâcha prise et fut emporté par la tornade, avant de s'envoler. Je ne pu m'empêcher de crier :
━ Bordel Oxymore, tu te rends compte de ce que tu infliges à ... ton frère ?!
Juste après lui avoir dit ceci, je me mis à avancer vers elle, en marchant, en combattant ce vent, mais en vain. Chaque tentative fut un échec. Le vent me repoussait encore et encore. De plus en plus pitoyable. Un mage de vent, se faisant ... éclater par du vent. Je n'avais qu'une chose à faire. Une dernière et ultime fois, je me mis à marcher vers la tornade, en fermant le yeux, avant de murmurer : ━ Kaze no yūgō ...
Mon corps disparut soudainement, et je fus emporté par le vent à l'intérieur de la tempête. En effet, cette technique me permet de fusionner avec le vent pendant quelques secondes. Une fois arrivé au "centre", mon corps redevint le même, et j'eus le temps de dégainer mon épée qui était ... plutôt lourde, et de cette fois utiliser le Tengoku no hanpatsu, afin de me projeter au sol dans la tornade, en y plantant mon épée. J'étais maintenant dans une position assez stable mais étais tout de même la cible d'attaques. En effet, en quelques secondes, j'étais déjà bien endommagé et ma veste avait déjà disparu. Une fois à l'intérieur, j'envoyais une lame de vent dans la tornade, qui, quelques secondes après, me revenait en plein dans le dos avant de me propulser sur Oxymore et de la faire tomber. Oui, à la place du dos j'avais une sorte de ... cratère. Mais la tornade était stoppée, et Oxymore à terre, c'est ce qui comptait pour moi. La dernière chose que j'avais vu était le beau ciel précédent. Les nuages étaient là. Mes yeux se fermèrent doucement ..
Sujet: Re: [OUEST] Kochiya... Retour au village natal ! Mer 25 Avr - 5:41
Encore une fois, elle ne voyait plus rien. Une fois de plus, elle était impuissante à ce qui se passait autour d'elle. Une fois de plus, elle les regardait souffrir sans rien faire. Une fois de plus... Ses oreilles sifflaient. Elle n'entendait plus rien, ne voyait plus rien, ne sentait plus rien. Juste le vent, l'enfant et la Verrecchia. Ces deux derniers, en grande discussion destructrice, monopolisait sa conscience. Traitresse. Traitresse de quoi ? Mage ? Rebelle ? Famille ? Parti ? Qui es-tu ? Je suis Oxymore Verrecchia. En es-tu sûre ? Je suis Oxymore Verrecchia. Son esprit tourbillonnait, comme la tornade qui faisait rage autour d'elle. Elle se répétait sans cesse les mêmes choses, pour se rassurer, pour nier les évidences. Pour ne pas se rappeler. Ce rouge... Omniprésent. Des mages aux visages de monstre. Était-ce vraiment des mages ? Elle en était certaine. Ce souvenir était gravé dans ça mémoire avec un arrière goût amer. Amer, amer est la vérité ainsi dévoilée. Haine, colère, envie de vengeance. Tempérance ? Non. Tout s'effondrait dans un bruit de fureur et de flammes. Folie. Encore et toujours. Plus une once de tristesse.
Elle prenait conscience, petit à petit, de son passé. Comment elle était née. Comment elle avait aimé sa famille, ses frères. Comment les mages avait tout massacré. Comment ils étaient venus, comment ils avait tout détruit, tout saccagé. Comment elle s'était retrouvée seule. Terriblement seule. Comment un homme est arrivé, un jour, la tirant de son errance. Comment il avait gommé de sa mémoire les horreurs qu'elle avait vu. Comment elle était devenue une Verrecchia. Elle se souvenait de tout. Tout. Elle en voulait aux mages, tout en leur pardonnant. C'était la guerre. La guerre pardonnait aux atrocités commises. Mais jamais, jamais elle ne donnerait son pardon pour son enfance ruinée, son adolescence gâchée, au service d'une cause qu'elle aurait sans doute reniée. Renier. Elle reniait. Reniait son nom, reniait son être. Mais pas ses souvenirs. Que lui avaient apporté les mages ? Tristesse. Tristesse et douleur. Elle les haïssait. De tout son être, de toute sa personne. Elle était une mage, elle se haïssait. Elle plus que tout. Elle avait faillit à tout ce qu'elle avait entreprit. Et à peine ses souvenirs revenus, elle s'enfonçait d'avantage en attaquant ceux qu'elle devait considéré comme des alliés.
Les mots ne l'atteignaient pas. La chaleur ne l'atteignait pas. La tentative désespérée de son frère était vouée à l'échec. La tornade effaça tout, rejetant loin d'elle tout ce qui aurait pu la nuire ou l'aider. Protection à double tranchant. Solitude. Même si elle l'avait voulu, elle n'aurait pas pu arrêter le pouvoir dont elle avait fait acquisition. Trop de puissance libérée d'un coup. Trop de douleur. Trop de... Brusquement, elle fut plaquée au sol. Sa respiration fut coupée, la puissance du vent accumulée explosa, projetant la terre alentours sur quelques mètres, retombant en pluie sombre. Oxymore, légèrement sonnée, reprit progressivement conscience de ce qui l'entourait ainsi que possession de ses sens. Sasy, à quelques mètres, étalé sur le sol, observant la scène. Et Maïden. Maïden qui l'avait arrêté, écroulé sur elle, inconscient. Une vague de tendresse suivit d'énormes remords assaillit la jeune mage lorsqu'elle entr'aperçu sa blessure. Elle se serra contre lui, murmurant milles pardons. Se sentant tomber dans les abysses de l'inconscience, elle utilisa ses dernières forces pour relâcher le pouvoir qu'elle avait emprunté à son frère, qui retrouva sa place légitime. Elle sombrait elle aussi.